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 Cheryl Renfield ♠ Une Rose Peut Faire Mal...

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MessageSujet: Cheryl Renfield ♠ Une Rose Peut Faire Mal...   Sam 7 Avr - 12:51

Renfield, Cheryl



Âge: 27 Ans
Nationalité: Américaine de Los Angeles
Orientation: 100% Hétérosexuelle
Statut Célibataire
Profession: Professeur d'Étude de l'Art & Stylisme
Groupe: Professseur
Scénario
Personnage inventé


Douce et Délicate, telle une fleur, Cheryl envoute tous ses interlocuteurs par sa manière Calme et Sympathique, plutôt Chaleureuse, de gérer les choses. Très Attachante et Ouverte d'esprit, elle n'hésite pas à se confier en ses élèves, se disant qu'ils méritent tout autant d'elle que d'être respectés et de se sentir appréciés. Oui, elle est très Compassionnée en effet! Curieuse et Sans-Gène, elle n'hésite à demander franchement aux gens ce qui ne va pas lorsqu'elle se rend compte qu'il y a un problème quelque part: elle est très Perceptive. Un peu Anxieuse de temps en temps, Cheryl parvient néanmoins à rester Drôle. Elle est Optimiste et cherche à tout prix à faire répandre cet état d'esprit parmi ses élèves. Patiente, elle ne se fâche que lorsque c'est entièrement nécessaire: la violence et l'aggressivité n'emmènent nulle-part après tout! Gracieuse, Belle, Elégante et Intelligente, elle a définimment tous les atouts pour être la femme idéale. Elle est également extrèmement Artistique, Créative et a une Imagination Vivide, ce qui explique son attachement pour la Mode et l'Étude de l'Art. Organisée et Ordonnée, Cheryl ne perd jamais rien. Séduisante, Attirante et Jeune, elle est sujette à de nombreux prétendants. Et puis, sa voix mélodieuse en échante de nombreux également. Joyeuse et Extravertie, elle répond toujours présente lorsqu'il s'agit de faire la fête, bien que son côté Sérieux la rappelle à l'ordre lorsqu'il y a du travail à faire. Juste, elle sait reconnaître ses tords, même si son aspect Rancunière l'empêche de pardonner facilement tous ceux lui faisant du mal! Fière, elle se refuse d'être humiliée. Forte de Caractère, elle peut parfois dire des choses qu'elle sera ammenée à regretter. Responsable, elle n'a pas peur des conséquences (ou que rarement). À la Mode et à l'Ecoute, elle tente d'être le plus proche possible de ses élèves et le plus sympathique avec eux aussi: sa politique, c'est que professeurs et élèves sont égaux et devraient être amis. Aventurière, elle n'a pas peur des obstacles, et Active, elle peut rapidement terminer ce qu'elle entreprend.


Plus grand secret: Je n'en ai pas. (a) Ah si, j'ai peur des relations sérieuses.
Particularité: Ses cheveux à l'origine chatains sont parfois teint en blonds selon ses envies.
Fantasme: Qu'un de ses élèves devienne un jour célèbre et de trouver le grand amour, même si celui-ci l'effraie.
Introverti ou Extraverti: Extravertie
Rose ou Bleu: J'aime toutes les couleurs, même si le Vert & le Violet sont parmi mes favorites ^^
Amérique ou Europe: Les Deux; l'Amérique de l'Aspect Culturel et l'Italie de l'Aspect Mode
Taille et poids: 1 m 70 & 55 kg

Feu Ardent


Âge: 15 Ans
Fréquence de connexion: De 3/7 à 7/7
Où avez-vous trouvé le forum: Je suis le Double Compte de Luke Larson Wink
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Commentaire: J'adoooore Frat'! **


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MessageSujet: Re: Cheryl Renfield ♠ Une Rose Peut Faire Mal...   Sam 7 Avr - 12:53

ton histoire




♠ Childhood Memories ♠

« Tu Es Prête? »

Elle sursauta de surprise, pour se retrouver sur le siège arrière d'une voiture. Dehors, une pluie diluvienne tombait, et ce, depuis des lustres. Depuis combien de temps étaient-elles ici? Cela faisait au moins trois heures, et Cheryl en avait profité pour s'endormir un peu. La voiture commençait alors à s'arrêter, et la jeune fille se frotta les yeux de sommeil avant de répondre à sa mère:

« Ou... Oui, je crois... Mais maman, pourquoi est-ce qu'on va vivre ici? »

En disant ces mots, la jeune fille sortit lentement de la voiture, à moitié éveillée. Elle venait à peine d'avoir huit ans, et sa mère ferait tout pour la protéger, qu'elle en soit consciente ou non. Jusqu'à maintenant, celle-ci s'était assez bien débrouillée pour ne pas choquer sa fille: elle ne lui avait pas dit que sa grand-mère était morte, lui faisant croire que celle-ci était « trop occupée pour les voir en ce moment ». Elle venait également de lui cacher la véritable raison pour laquelle elles venaient ici: son père avait eu une affaire avec sa secrétaire, suite à laquelle sa mère ne voulait plus jamais le revoir. Sans même lui dire un au revoir, ni une explication, elle sauta dans le premier avion pour Milan, en Italie. Elle avait des amis là bas qui pourraient l'aider. Et puis, étant assez aisée, la vie ne serait pas très dure pour elles. Les yeux remplis de fatigue mêlée de tristesse, la mère de Cheryl lui répondit simplement d'une voix douce et tendre remplie d'amour pour sa pauvre fille innocente: elle n'avait rien fait, elle, et ne méritait pas de subir la séparation de ses parents. Il allait falloir faire de son mieux pour ne pas que la jeune fille se sente trop blessée par "l'abbandon" de son géniteur.

« Je te l'ai déjà dit plusieurs fois dans l'avion, Cheryl: je pensais que tu aimerais visiter un peu l'Italie: cela fait déjà huit ans que tu es agglutinée dans la même ville ennuyeuse; afin de t'épanouïr, tu as besoin de soleil, de mer! Et puis, ce n'est pas toi qui aimes la mode? Milan en est pratiquement le berceau! C'est le Rome du Stylisme! »

Elle lui fit alors un clin d'oeil, avant d'aller ouvrir le coffre. Cheryl haussa des épaules avant de suivre sa mère, lui faisant confiance quand à son destin et à son avenir. Bien qu'elle l'ignorait, ce serait ce déménagement qui lui offrirait le plus d'opportunités dans sa vie. Elle entra alors dans une immense villa dans la campagne de Milan, une valise rouge bordeaux à la main...



♠ You Did Get My Heart Racing! ♠

« Ti Amo... Ti Amo Molto! » résonnait la voix masculine en soupirant de rire tout en continuant de l'embrasser.

Elle rigolait tout en se laissant embrasser. Celà faisait à présent six mois qu'elle était avec Elias, et tout était tellement plus magique avec lui. Elle avait à présent dix-sept ans, une jeune fille épanouïe. Studieuse et sérieuse, elle remportait dans les meilleurs résultats de la classe, bien que la salle matière qui la passionnait réellement, c'était les arts plastiques: elle se sentait dans un autre monde, un univers parallèle lorsqu'elle avait son crayon de papier à la main, ou encore mieux, son crayon sanguine. Lui était passionné par le chant et la danse, et elle se disait qu'ils faisaient vraiment la paire. Assise dans le jardin de la villa dans laquelle elle habitait depuis maintenant neuf ans, au pied d'un arbre, elle tentait en vain de dessiner le Lac qu'elle pouvait voir depuis son jardin, un lac entouré de magnifiques saules pleureurs. Une brosse à la main, sa palette d'aquarelle à côté d'elle, elle tentait tant bien que mal de reproduire la beauté de la verdure des arbres ainsi que des reflets de l'eau... Malheureusement, Elias faisait tout son possible pour la déranger; du moins, elle le percevait ainsi. Elle rigola légèrement et calmement avant de lui répondre:

« Mi sento così bene con te! »

Elle croyait chaque mot qu'elle disait: elle l'aimait vraiment. Certes, elle avait eu d'autres petits-amis avant lui, mais aucun d'entre eux ne lui avaient procuré ce sentiment de... Sécurité? Cela faisait neuf ans qu'elle n'avait plus eu de nouvelles de son père, neuf ans qu'il ne lui avait plus fait de calins ni dit de mots gentils. Neuf ans pile qu'il avait été effacé de sa vie. Sa mère lui avait au début dit qu'il les rejoindrait rapidement avant que Cheryl n'arrête de songer à lui tout simplement. Cependant, il lui manquait énormément, et tous les ans, depuis qu'elle a emménagé à Milan, elle achète un bouquet de roses, les fleurs préférées de son père, avant de les jeter dans le lac qu'elle appercevait depuis son jardin. Oui, les roses pouvaient également faire mal, que ce soit par leur présence ou leur absence: elle ne comptait plus le nombre de fois où elle s'était coupé le doigt sur l'une des épines, ni les fois ou l'absence de son père l'avait rendue malheureuse. Elle baissa les yeux de nostaligie, du temps où il rentrait à la maison cinq secondes avant qu'elle ne souffle ses bougies, un cadeau à la main...

Mais il ne fallait pas oublier que Milan lui avait fait un grand bien, un bien fou même. Sa mère était devenue une riche et rennomée femme d'affaires à Milan, une profession qu'elle n'aurait jamais rêvé d'exercer de sa vie mariée. Grâce à son salaire plus que fructueux, Cheryl avait eu l'occasion à nombreuses reprises de faire un tour aux plus prestigieuses boutiques de mode de la ville et y a trouvé son bonheur, largement. Elle avait également appris une langue étrangère avec excellence, à savoir, l'Italien, qui l'aiderait beaucoup plus tard dans sa vie, nottament si elle voulait travailler dans la mode, dont le berceau était Milan. Et puis, Elias était également l'un des plus gros bénéfices que Milan lui avait offert. Le plus? Il parlait anglais, avec un irrésistible accent italien. À chaque fois qu'il prononçait un mot en anglais, elle avait une envie irrésistible de l'embrasser langoureusement.


« Tu sais, Elias, je suis très heureuse que tu sois ici avec moi aujourd'hui! J'aimerais que ça ne se termine jamais! »

« Qui a dit que ça devait se terminer un jour? »

L'irrésistible Italien qu'il était lui fit alors un coquin clin d'oeil, auquel elle répondit par un simple sourire de joie et de chaleur. Malheureusement, tout avait une fin un jour, et Cheryl le savait pertinamment. Tout au mieux, elle pourrait retarder l'inévitable, mais ça arriverait forcément un jour où l'autre... Elle posa son pinceau dans son pot en verre rempli d'eau légèrement teintée de bleu avant de répondre aux baisers d'Elias par les siens... Comme pour illustrer ce merveilleux tableaux, plusieurs oiseaux volèrent de l'arbre en chantant à travers le ciel. Le soleil brillait de mille feux, et c'était tout simplement une scène parfaite.




♠ You Make Your Own Name In This World ♠

« Excusez-moi mademoiselle mais je ne pouvais que remarquer votre allure et votre élégance, ainsi que la manière dont vous vous habillez... Etes-vous une forme de célébrité? »

Elle leva lentement la tête, un regard étonné s'affichant le long de son visage: c'était bien rare qu'un homme l'aborde pour lui demander si elle était célèbre en quelque sorte; celà ne lui était à vrai dire jamais arrivé auparavant. Non que celà lui déplaisait, elle était elle même flattée, mais qu'avait-elle fait de plus que de lire son magazine pour avoir l'air aussi gracieuse et élégante que l'homme voulait faire paraître? Agée à présent de dix-huit ans, il fallait dire qu'elle était bien heureuse de pouvoir penser à autre chose: celà faisait une semaine à présent que Cheryl avait fait ses adieux à Elias: il était parti poursuivre son rêve de danse à Londres, en Angleterre, tandis qu'elle s'imaginait que Milan n'avait pas fini de lui révéler ses secrets. Ses ainsi que leur magnifique relation pris une fin abrupte, mais sur de bons termes de la part des deux amoureux, heureusement. Elle referma lentement son magazine, un sourire resplendissant sur les lèvres, tout en répondant à l'homme assis à présent en face d'elle:

« À vrai dire, non. Je ne suis qu'une simple jeune fille, à peine sortie du Lycée! »

Et pourtant, elle avait d'autres choses plus prestigieuses à dire: elle avait été accepté à la meilleure université d'art de Milan et avait même reçu une bourse pour financer ses études, bien qu'elle n'en avait pas besoin. Elle était ravissante, ses cheveux soigneusement rattachés en une élégante queue de cheval, son corps revêtu d'une courte robe d'été noire. Oui, elle aurait très bien pu être une modèle comme sur les magazines, mais ce qu'elle ignorait encore, c'est qu'elle allait bientôt le devenir. Intriguée par cet étrange et pourtant fascinant homme en face d'elle, elle l'observa un bref instant: il était assez beau, les cheveux bien fixés à l'aide d'un gel, une belle moustache noire à la "Rhett Buttler"; lui était vêtu d'un costume de luxe dans les tons bleus-gris qui lui seyait à merveille. Elle se permit alors à lui demander, un sourire aux lèvres et les yeux pétillants de curiosité:

« Et vous, vous êtes? »

L'homme fit une pause avant de fouiller dans l'une de ses poches et d'en ressortir un somptueux porte feuilles en cuir noir. Il l'ouvrit pour y prendre une carte de visite et de la lui poser sous les yeux. Il se permit alors de lui dire:

« Mlle. Renfield, j'ai rencontré votre mère il y a pas longtemps lors d'une conférence à Hawaii. Elle m'a parlé de vous et de votre désir de faire partie du monde de la mode, et ce, depuis plusieurs mois. Lorsqu'elle m'a montré votre photographie, j'ai compris que vous étiez celle que je cherchais. Mlle. Renfield... Voulez-vous devenir une modèle pour cette entreprise? Un défilé aura bientôt lieu, dans assez longtemps pour que vous puissez bénéficier de l'entrainement donc vous avez besoin. Vous pourrez rapidement devenir célèbre si vous êtes aussi douée que je pense que vous l'êtes. Qu'en dites-vous? »

Excitée, confuse et perplexe à la fois, elle lui dit qu'elle devait y réfléchir, ce à quoi l'homme partit rapidement. En réalité, il s'agissait d'une ruse de sa part afin de pouvoir vérifier avec sa mère que tout ce qu'avançait le dénommé "Julian Winfrey" était bel et bien vrai. Elle appella rapidement sa mère, qui confirma que l'histoire de l'homme en question était bel et bien vraie, et que c'était une opportunité qu'il fallait envisager. Certes, l'entreprise n'était pas aussi grande que ça, mais on parlait quand même d'un défilé à Milan! Ce serait une opportunité en or! Elle raccrocha alors, sautillant presque de joie; c'était quand même génial que d'avoir une mère femme d'affaires! Elle appella alors Julian Winfrey et accepta son offre.



♠ Project Runway ♠

« Je suis si heureuse pour toi, chérie! Tu dois être tellement heureuse! »

Mère et fille étaient enlacées dans un calin attendrissant: après 5 années en tant que Modèle, Cheryl avait rapidement gravi les échelons de la Mode. À présent, elle avait le privilège de pouvoir avoir son tout premier défilé de mode: elle était la styliste, en fait. Ça avait toujours été son rêve, et bien que faire partie des modèles avait été une expérience plus que délectable à ses yeux, mais c'était plus que satisfactoire d'arriver là où elle aurait dû être depuis le début. Elle était plus ou moins connue à travers Milan, et celà lui faisait plaisir. Au cours des cinq dernières années, elle était allée à l'Université, et elle venait tout juste de recevoir son diplôme en arts plastiques et en étude de l'art, prête à enseigner si jamais l'envie lui prenait. Elle avait rencontré de nombreux garçons. Certes, elle avait eu une brève aventure avec Julian, qui cessa lorsqu'elle fut embauchée par une plus grande entreprise de mode. Le défilé qu'elle organisait était prévu pour le mois prochain, et elle espérait faire quelque chose de si surprenant que les gens la regarderaient tous différamment: ce ne sera plus la top modèle célèbre, mais la jeune styliste à ses débuts. Elle répondit alors à sa mère, la réelle cause de sa rencontre avec Julian, la personne qui lui avait permis de monter aussi haut dans le monde. Une larme perla de ses yeux tandis qu'elle repensait à tout ce que sa mère avait fait pour elle. Elle finit alors par chuchoter silencieusement:

« Maman, je voulais te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Jamais je ne pourrais te rendre tout ce que tu m'as donné! »

Cheryl se mit alors à pleurer, d'un mélange de joie et de nostalgie, suivie de près par sa mère: regardez à quel point elles sont arrivées seules! Sans mari pour la supporter financièrement, sa mère était parvenue à avoir une carrière prospère tout en élevant correctement sa fille à présent épanouïe et parfaite. Sans père, Cheryl avait appris a devenir une femme admirable, probablement par l'absence de celui-ci dans sa vie. Elle le remerciait d'ailleurs parfois de tout ce qu'il avait fait pour elle, et continuait de lancer des bouquets de roses dans le lac au fond du jardin tous les ans. Sa mère lui répondit alors:

« Je suis fière de toi, ma fille. Tu es allée aussi loin en si peu de temps. Tu sais, j'ai toujours su que tu étais spéciale! »

Jamais une scène mère-fille n'avait été aussi parfaite et sentimentale, pas même dans les films, car c'était de la sincereté et de l'amour pur qui se ressentait entre les deux femmes. Elles avaient parcouru tout ce chemin ensemble, mais bientôt, il allait falloir se séparer; Cheryl allait devoir grandir, fléchir ses ailes, et prendre son envol, seule, sans personne pour l'épauler. Bien sur, aucune des deux ne souhaitait ce jour qui approchait manifestement à grands pas de loup.

« Ton père serait fier de toi, ma fille. » ajouta finalement sa mère, ce à quoi une nouvelle éruption de sanglots se fit. Oui, cette femme était plus qu'admirable, et avait tout le mérite d'avoir rendu Cheryl en la jeune fille qu'elle était à présent; sans elle, qui sait? Elle aurait pu être une sans-logis ou une nettoyeuse de planchers. Leur calin dura encore de longues minutes, avant que les deux femmes ne se séparèrent à nouveau: Cheryl vivait à présent dans un appartement luxueux en plein centre ville; sa mère voyageant beaucoup, leur grande maison était à présent vide la plupart du temps. Tandis qu'elle marchait vers la sortie, dans une courte robe d'un blanc éclatant à plis et sertie d'un somptueux chapeau blanc lui aussi, Cheryl rentra dans sa voiture avec chauffeur, en direction de son logement...



♠ Please Don't Leave Me ♠

« Approche, ma fille... Viens par ici... »

Les larmes aux yeux, Cheryl s'approcha rapidement de son père, à présent mourrant. Cela faisait deux semaines qu'elle vivait à Los Angeles. Elle avait maintenant 26 ans, et s'était mise à enseigner l'art aux enfants et aux adolescents en bénévolat depuis que son défilé avait été un véritable fiasco. Non seulement plusieurs robes avaient été sabottées, sans aucun doute par Julian pour se venger de la façon dont elle l'avait traité, la plupart des modèles n'avaient pas répondu présentes lorsque celle-ci avait besoin d'eux. Pour le dire simplement, elle avait été lacérée en morceaux par les médias, qui la califiaient de "Top Modèle qui s'imagine que parcequ'elle peut porter des robes, elle sait en faire aussi". Elle fit une légère crise de psychologie, et plus aucune entreprise de Milan ne voulait l'embaucher en tant que modèle. C'était la fin des plus belles années de sa vie.

Un soir, en rentrant d'un de ses cours, sa mère était assise près du téléphone. Cheryl comprit instantanément que quelque chose ne tournait pas rond, et pour cause: sa mère avait les yeux tout enflés, comme si elle venait de sanglotter à chaudes larmes. Son premier instinct fut de se précipiter auprès d'elle et de lui demander ce qui n'allait pas. En réponse à ceci, celle-ci se mit à continuer de pleurer dans les bras de sa fille avant de lui dire en paroles entrecoupées par ses soupirs de désespoir:


« C'était elle. Ton père est mourant. Il est en phase terminale du cancer. Je suis désolée. »

Sa mère ne s'était donc jamais remise de l'infidelité de son père. Cheryl tomba alors à genoux, choquée par ce qu'elle venait d'apprendre. Cheryl reconnut tout de suite la secrétaire de son père lorsque sa mère avait dit "Elle". Elle repensa tristement à son géniteur; cet homme, l'homme qui comptera le plus pour elle de toute sa vie était sur son lit de mort; un homme qu'elle n'avait pas vu depuis qu'elle avait huit ans, soit il y a 18 ans. Horifiée, elle se mit à sanglotter sur les genoux de sa mère, celle-ci lui caressant les cheveux. Elle fit probablement la deuxième plus brave décision de sa vie: celle de laisser sa fille partir, et lui dit:
« Vas. Vas le rejoindre. Je n'ai pas besoin de toi ici. Tout ira bien. Je t'aime. » Elle sècha ses larmers et remercia sa mère, avant de préparer ses valises, et de sauter dans le premier avion pour Los Angeles. Sa mère s'occuperait de son déménagement, lui vidant son appartement en le mettant dans des cartons avant de les envoyer pour Los Angeles.

Cheryl se précipita pleine de désarroi dans l'hôpital, et interpella la première infirmière. Celle-ci lui demanda suivant la procédure si elle faisait partie de la famille immédiate de Andrew Renfield, et évidemment, celle-ci lui affirma être sa fille. Elle entra dans la chambre d'hôpital de son père et sursauta lorsqu'elle vit le monsieur au visage si familier à ses yeux: celà faisait dix-huit ans qu'elle le dessinait en permanence, tentant de le reproduire à la perfection, tel qu'elle se souvenait de lui, mais trouvant toujours un défaut à sa représentation de lui. Bien qu'il était grièvement malade, il avait conservé sa beauté; son charme. Elle porta ses deux mains à sa bouche en se précipitant à son chevet. Il se tourna et l'observa longuement avant de murmurrer avec difficulté:


« Ch... Cheryl? C'est bien toi? »

Ses larmes coulèrent le long de ses joues tandis qu'elle regarda horrifiée tandis que la main de l'homme essayait en vain d'attraper ses doigts. Elle glissa finalement sa main le long du lit jusqu'à ce que leurs doigts se trouvent et se renferment les uns sur les autres. Trois personnes sortirent rapidement de la salle: une femme assez jeune bien que plus agée que Cheryl, probablement la "secrétaire", ainsi que deux jeunots encore plus jeune qu'elle, probablement les enfants de son père avec elle. Elle leur glissa un faible sourire de remerciement: elle devait vraiment parler avec son père: elle devait comprendre... Pourquoi? Elle se tût longtemps avant de chuchoter, les yeux brillants de tristesse:

« Papa... Pourquoi as-tu trompé maman? Pourquoi n'as tu pas donné de nouvelles toutes ces années? Pourquoi m'as tu abbandonnée? »

On pouvait bien discerner le désespoir dans son ton et dans ses yeux, et elle essayait du mieux qu'elle pouvait de ne pas se mettre à sanglotter au dessus du lit de mort de son père. Mais c'était plus fort qu'elle, et elle essayait en vain de sècher ses larmes avant de murmurrer horrifiée:

« Est-ce que j'ai été une mauvaise fille? »

Ses yeux grossirent de surprise mêlée à l'angoisse de perdre son père, qui inspira profondément avant de lui répondre avec difficulté:

« Je... Je ne sais pas... J'aime beaucoup Brandy, mais l'amour de ma vie restera toujours ta mère. J'ai tant voulu t'appeller, mais j'avais peur que tu ne m'aies oublié... Tu es la fille la plus extraordinaire que je n'ai jamais rencontré: j'ai vu ton défilé à la télévision, tous tes défilés d'ailleurs, et je veux que tu saches que celui que tu as organisé était parfait. Je t'aime... Approche... »

Il la serra dans un tendre calin, ce à quoi elle sourit de joie et de soulagement. Elle se baissa alors vers son sac afin de fouiller à l'intérieur, cherchant en réalité son carnet à dessins contenant tous les croquis de son père qu'elle avait entrepris depuis ses huit ans, depuis son arrivée à Milan. Elle se releva, ouvrant le carnet devant ses yeux qui étaient étrangement fermés et disant:

« Regarde... Ça c'est la preuve que je ne t'ai jamais oublié! »

Mais c'était trop tard. Un sourire paisible sur son visage, le vieil homme venait de faire sa paix au monde et était parti en silence, heureux d'avoir revu sa vie pour la dernière fois. Comme pour confirmer sa mort, sa courbe verte sur l'écran médical devint tout à coup plate, et se mit à résonner de plus en plus fort... Penchée au dessus du cadavre de son père, la jeune fille hurlait en pleurant: c'était injuste, elle venait juste de le retrouver qu'on le lui reprenait déjà. Une main se posa sur son épaule, et elle se retourna pour voir Brandy derrière elle. Bien qu'elle n'avait jamais rencontré cette femme de sa vie, elle se leva et lui fit un calin, chacune pleurant dans les bras de l'autre. Andrew Renfield était mort, laissant deux enfants de moins de dix-huit ans et une jeune femme de vingt-six ans sans père...



♠ Welcome To UCLA ♠

« Toutes mes félicitations, Mlle. Renfield, vous venez avoir été embauchée en tant que professeur d'Étude de l'Art et de Stylisme. Nous vous souhaitons un bon séjour parmi nous; à bientôt. »

« Merci beaucoup, vous ne serez pas déçus de votre choix, vous et l'équipe administrative! »

Elle serra avec fermeté et délicatesse la main du proviseur, avant de marcher hors de son bureau. Elle était passée de mannequin fashionista à une simple professeur d'université, et pourtant, cela ne la dérangeait aucunement, au contraire: elle adorait enseigner, elle l'avait appris, et ce, depuis ses premiers cours donnés à Milan. Il n'y avait rien de plus beau à ses yeux que le savoir, et de le donner, le transférer à autrui... C'était tout simplement du pur bonheur. Elle arpenta le campus. Il faisait beau, les oiseaux chantaient, la journée était parfaite, en somme. Elle marcha jusqu'à sa voiture argentée, et se mit en route pour le centre-ville, où elle logeait à présent. Elle devait encore prendre des nouvelles de sa mère; c'était d'ailleurs devenu une habitude quotidienne depuis qu'elle avait déménagé à Los Angeles.

Cela faisait à présent un mois que son père était mort, et depuis, Cheryl travaillait de plus en plus dûr à préserver son honneur et le rendre fier d'elle: elle voulait être digne de son nom, et elle se sentait assez coupable d'être arrivé au dernier moment, lors de ses derniers soupirs... Les larmes montèrent à ses yeux tandis qu'elle repensait à ce qu'il lui avait dit... Il l'avait donc remarquée sur la télévision après toutes ces années... Qu'il lui manquait! Son rire, son regard, la tendresse de sa peau... Jamais elle n'aimerait un homme autant que son père: il lui avait appris à faire du vélo, il lui avait appris à lire... C'était l'homme le plus formidable qui ne fut jamais. Déterminée à l'honorer, elle s'est rapidement mise à l'idée qu'elle aussi devrait enseigner aux autres comment faire ce qu'elle fait le mieux, et il s'agissait de l'art dans son cas. Elle soupira alors, et se gara devant son appartement avant de sortir de la voiture et de déclarer:


« C'est un jour nouveau, et je vais faire en sorte qu'il soit merveilleux! »

Puis, elle rentra dans l'appartement qui lui devenait petit à petit familier... Après tout, cela faisait environ un mois qu'elle était là, à Los Angeles, de retour après toutes ces années! Et quel bien merveilleux cela lui faisait! Elle n'avait qu'une envie, c'était de se livrer à la merci des vagues de la plage. Et évidemment, elle allait devoir partir à la recherche de l'amour, du côté de ses collègues. Avant tout, il lui faudrait faire connaissance avec ses élèves, mais elle ne prenait pas peur: après tout, il lui restait à présent absolument tout le temps qu'il lui fallait!




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