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 TRISTAN FLETCHER ♆ hotter than a fantasy, longer than a highway.

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MessageSujet: TRISTAN FLETCHER ♆ hotter than a fantasy, longer than a highway.   Jeu 6 Sep - 18:43


tristan fletcher chatterton-h
this was supposed to be a love story ... what the fuck happened to my happy ending ?
id card.
nom : écrire ici prénoms : Tristan Fletcher surnom : Fletch' ; Figaro âge : Âge réel, 33 ans; âge choisi, 29 ans date et lieu de naissance : Salt Lake City, 19 Octobre 2080 statut civil : Veuf. nombre de points de vie restant : 5 500 trait de caractère : jaloux ; possessif ; égoïste ; froid ; intransigeant ; têtu ; déterminé ; acharné ; tenace ; rigoureux ; créatif ; doué ; intelligent ; généreux ; groupe : Citizens avatar : Alexander Skarsgård crédits : Bannières trouvées sur tumblr, avatars trouvés sur bazzart
tell me more.
♆ sachez que dans la vie, rien n'est gratuit, pas même un plat de spaghettis et que si jamais tristan se trouve d'humeur généreuse un matin, vous pouvez vous assurer que ce ne sera pas en vain, et que viendra le jour où il vous faudra lui donner quelque chose en échange
♆ blond de nature, il s'est testé aux cheveux bruns à l'adolescence grâce à une teinture et n'a jamais pu se plaire avec. depuis, il a préféré laisser la nature prendre son cours.
♆ tristan n'a aucune difficultés à aider les autres. il faut juste que cela ne l'empêche pas de s'aider lui même.
♆ il aura toujours raison, vous aurez toujours tort. c'est la loi de la nature, c'est les règles de la vie. laquelle, de vie ? la sienne. et comme, à ses yeux, vous vivez dedans, vous êtes priés de faire comme bon lui semble.
♆ il a une profonde aversion pour la couleur rouge. si vous avez un souhait de mort, vous êtes invités de tenter de vous approcher de lui vêtu, ne serait-ce que d'un simple bijou légèrement rougeâtre
♆ en effet, il lui arrive par moment d'être extrêmement agressif, et/ou violent. cela est largement - ou presque - compensé par ses moments de douceur excessive. ceci étant dit, si vous voyez ses yeux virer au rouge, il est conseillé de ne pas tenter votre chance et de partir en courant. sinon, c'est à vos risques et périls.
♆ il utilise jamais sa main droite, il en a pas besoin Arrow il y aura toujours un ou une beau ou belle gosse capable d'assouvir ses besoins naturels What a Face
♆ si vous voulez connaître sa relation avec ses parents, elle se décline ainsi : il les hait, les méprise, et souhaiterait les empaler sur place. ça fait bien 10 ans qu'il ne les a pas revus, ou presque pas. quant à ceux des autres, il les aime encore moins.
♆ loin d'être misanthrope, il est très sociable. il est simplement froid lorsque l'envie lui prend, étant une ordure, au fond ... ou pas.
♆ tous les soirs, avant de se coucher, il a pris l'habitude de se promener nu dans son jardin. ne cherchez pas à comprendre pourquoi, rares sont ceux ayant pu résoudre l'énigme.
♆ il déteste les animaux domestiques depuis que son chien a troué tous ses vêtements. autant dire que celui-ci s'est rapidement retrouvé à S.O.S. chiens perdus.
♆ tristan possède une étrange fascination pour l'occulte, l'archéologie, la mythologie et les religions antiques. de nombreux de ses livres traitent d'ailleurs de ça ; il y a très peu de romans sur ses étagères.
interview.
♆ as-tu déjà eu un problème de santé ? on m’avait autrefois diagnostiqué en tant qu’autiste ; il s’avéra cependant que le médecin de famille avait mal interprété les résultats d’analyse, même si certains persistent à croire qu’il avait eu raison depuis le début. ♆ de quel milieu viens-tu ? mes parents sont aisés, certes. cependant, ce ne sont pas non plus les personnalités les plus riches de Salt Lake City … Du moins, ils ne l’étaient pas encore la dernière fois que je les ai vus. J’essaie de garder le plus de distances possible entre eux et moi. ♆ que penses-tu du health grant tournament ? je ne me suis jamais intéressé aux jeux ou aux compétitions et je ne compte pas commencer de suite. si certains s’amusent à parier leurs vies pour gagner plus de temps, c’est leur problème et ça ne me regarde pas. ♆ quelle est ton opinion sur le système des hp ? vous me demandez mon opinion sur une question sur laquelle on ne peut avoir d’opinion … les health points existent, nous vivons avec eux. point. ♆ pourquoi as-tu choisi cet âge là et envisages-tu de changer un jour ? je me suis toujours dit qu’un trentenaire n’avait rien à envier au monde, j’ai donc choisi un âge plus ou moins proche de celui que je trouve idéal. me trouvant très bien tel quel, je ne vois aucune utilité à changer d’âge pour l’instant.
in real life.
Hiiii What a Face Donc, genre, moi c'est euuum ... Feu Ardent What a Face Mais certains me reconnaîtront sous le prénom de Ferdinand :**: J'ai 16 ans et toutes mes dents, je viens de passer en première dans mon école britannique - yeaah - donc s'il vous plait n'essayez pas de me demander dans quelle filière je suis x) Je suis passionné d'arts et de création, autant par les arts de scènes que les arts dessinées, graphés, écrits, etc. J'aime le vert ! WOUAW ! Révélation ! Qui n'aime pas le vert ? :erm: Et j'aime Hermès aussi What a Face Mon p'tit Hermès viens par là qu'on sekse un petit coup :lit: Et sinon je trouve ce forum méga giga bandant, j'aime le crumble, les cookies et le yaourt glacé, je déteste les pruneaux et les raisins secs et les animaux domestiques, je trouve alex skars. totalement totalement bandant et ... J'espère que je vais m'amuser ici et soyez gentiiiils. :**:




deep, dark past
i wanna run away from love, this time I have had enough

Les gens me demandent souvent quel facteur a été décisif dans ma décision de quitter les forces de l'ordre ... Pourquoi ais-je décidé d'arrêter d'être flic alors que j'en étais un, et un bon, qui plus est ? Certains me reprochent faute professionnelle, d'autres prétendent une sordide aventure entre la fille du commissaire et moi même, d'autres encore sous entendent un passé douteux intimement lié à la drogue et à la débauche ... Alors qu'en réalité, la vérité est tout autre. Mais c'est une affaire qui n'a pas été jugée assez 'importante' pour mériter d'être ébruitée, non ... Une histoire anodine que tout le monde finit éventuellement par oublier ; une histoire lointaine, si lointaine, qu'elle finit par se détacher de tout : son importance, sa signification, et, éventuellement, sa trame elle même.

Une histoire qui ne vaut pas la peine d'être racontée car elle ne touche que très peu de personnes.

Je me suis marié un 14 février. L'année m'importait peu, à l'époque, ayant eu la ferme conviction que face à l'éternité, se souvenir de dates était aussi trivial qu'encombrant. Et puis, on se rend éventuellement compte que les dates ont leur importance. Que l'histoire n'est pas la même, qu'elle change, et que les gens changent avec elle. Avec le temps, on voit, on entend, on apprend, on comprend ...
Je suis né naïf. Je ne le suis plus. Une innocence d'enfant baignée dans l'envie de servir ma patrie était parvenue à m'aveugler dès mon plus grand âge. Le service civil, l'instigation des lois ... Cela semble au premier regard beaucoup plus prestigieux qu'on ne pourrait s'y attendre ...

Lorsque j'atteins mes dix-huit ans, je quittais la demeure familiale en quête d'une vie à moi même ; quelque chose m'appartenant. Et puis, étant donné que j'étais incapable de supporter ces tâches qu'on m'avait assimilées en tant que parents, j'avais besoin d'une certaine distance pour au mieux pouvoir me baigner dans mon autonomie. Prenant tout l'argent que je pus trouver, je partit donc, sur de relativement bons termes avec ces personnes qui n'auront plus vraiment d'importance une fois leur heure venue, passée, et longtemps oubliée ... Je partis m'installer loin d'eux, à l'autre bout de la ville. Je me mis à étudier, dans le but d'éventuellement aider le gouvernement à sa tâche.

Les health points sont bien la seule chose dont nous pouvons être surs et qui ne nous fera jamais défaut. Du moins, c'était ce que je pensais au départ.
Les health points sont une loi universelle qui existent depuis bien longtemps, une loi qui n'a pas lieu de prendre fin.

Hazel venait tout juste d'obtenir les 20 ans lorsque l'on s'était rencontrés. Moi, j'en avais 27. Orpheline, fille honnête, droite, sage et studieuse ... Hazel était un rayon de soleil dans un ciel recouvert de nuages gris ; la parcelle de terre intacte sur ce gazon trempé par la pluie dont le cocktail chimique avait crée un liquide visqueux communément appelé 'boue' ; la perle que seule certaines huîtres contenaient, et la plus étincelante, qui plus est.

On s'est mariés deux ans après. On s'était mariés, on était heureux ... C'était ma femme, moi, son mari. Et malgré mes erreurs passées et mes anciens concubinages, il me semble ne jamais avoir pu éprouver autant d'euphorie pure à la vue d'un simple sourire ... Il fallait dire que le sien était de diamants tant il brillait et tant une étrange chaleur en émanait continuellement. Ses yeux pétillaient d'une énergie qui m'est encore aujourd'hui inconnue, qu'elle ait été heureuse ou triste ...
Pour faire simple, Hazel était la femme parfaite par excellence, celle qui malgré ses défauts terminait toujours par laisser transparaître l'image d'une sainte sacrée, une madonne, une impératrice de sang. Défauts qui, par ailleurs, étaient véritablement des qualités dissimulées.

On a vécu, on a aimé, on a parlé, ri, pleuré ... Treize ans à ses côtés, treize ans à dormir le nez dans ses cheveux, à pouvoir la rassurer que j'étais bien là en l'entourant de mon bras en son sommeil ... Elle me donnait l'illusion d'être un brin humain, là où tant d'autres auparavant avaient échoué lamentablement. Et bien qu'on venait de deux milieux complètement différents, bien que nos caractères étaient d'extrêmes opposés ... On avait trouvé un moyen de concilier à la perfection notre vie commune.

Tout allait bien, tout se passait à merveille. Jusqu'au jour où la loi avait décidé qu'il n'était plus en question de nous laisser ensemble. Et nous a séparé.

Je ne comprends pas pourquoi, mais sa montre s'est vidée. Bam, tchuss, arrivederci, les health points. Le bel albatros d'un blanc immaculé tombe du ciel en crapotant du sang ... Tout d'un coup, sa peau éclate moins, son teint pâlit, ses traits se durcissent et ses yeux se ferment dans une chute éternelle qui ne se voit freinée que par le contact de mes bras. Je l'ai serrée dans une forte étreinte malgré les secousses qui avaient possédé mon corps à l'instant même où des frissons se mirent à parcourir mon corps.

Et aussitôt que c'était commencé, c'était terminé.

Et l'éternité ne semblait plus qu'être une blague du destin capable de vous cracher à la gueule au dernier moment. Les causes réelles de son décès n'ont jamais été trouvées, étant donné que je n'avais visiblement pas assez d'influence pour que l'enquête puisse durer suffisamment longtemps pour que mes collègues à la con se réveillent et fassent le boulot qu'ils étaient censé faire et qu'ils ne faisaient que semblant de pratiquer en règle générale.

Mais non. Elle est morte, et on n'a jamais voulu me dire pourquoi.

On n'a même pas voulu parler de 'la fille qui est morte inexplicablement' dans les médias. Je crois même que c'était alors stigmatisé comme un accident dans le rapport de la police.

C'était plus pour moi, ça me plaisait plus ... Et si je n'étais pas contraint de vivre avec ce système de health points, je me serais défait de lui presque aussi immédiatement. J'ai quitté mes fonctions, mon poste, après tant d'années passées à gravir tous ces échelons.

J'ai tout laissé tomber, ma vie, ma carrière ... Simplement parce que je n'en voyais plus l'intérêt. Elle m'avait donné envie de vivre, de faire vivre, de plaire et de faire plaisir ... Saviez vous qu'elle venait de tomber enceinte avant son décès impromptu ? On avait essayé, longtemps ... Et le jour où ça s'était enfin mis à marcher, c'était terminé ...

Et juste comme ça, j'ai arrêté d'essayer quoi que ce soit.

Cela doit bien faire une semaine que je me suis décidé à remettre les pieds dehors pour autre chose que pour acheter de quoi satisfaire mes besoins naturels tels que la faim et la soif. Cela dit bien faire une semaine que j'ai enfin accepté qu'il y avait encore autre chose, après elle ... Ou pas.
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MessageSujet: Re: TRISTAN FLETCHER ♆ hotter than a fantasy, longer than a highway.   Dim 30 Sep - 12:02

Hermès J. Argent a écrit:

Love hurts, Love scars, Love wounds and marks.
C'était une soirée habituelle. De nombreux clients étaient venus en ce samedi soir et tous avaient des goûts et des envies différentes. Le spectacle leur permettrait ainsi d'assouvir quelques fantasmes le temps de quelques heures au plus grand malheur de leur compteur de Health Points. Cette nuit était simple pour moi, je n'avais que deux représentations dont une que j'avais déjà faite il y a plus d'une heure. Il ne me restait plus que la dernière que j'attendais patiemment dans les coulisses du nightclub tandis que je discutais justement avec trois autres collègues qui attendaient aussi de monter sur scène avec moi. Nous serions quatre. Quatre hommes habillés dans des tenues différentes. L'un serait le policier, l'autre le militaire, un dernier le pompier et moi, j'arborerais le costume du plombier. L'uniforme était de mise pour notre dernière prestation de la soirée et j'en frémissais d'avance car nous présenterons une toute nouvelle chorégraphie que j'avais soigneusement créé la semaine dernière. « Eh, Hermès, tu te sens pas un peu serré dans ce string ? » Me demanda l'un d'eux en riant. « A moins que tu n'es eu recours à quelques astuces pour la faire aussi grosse. » Tous rirent. Moi aussi avant de m'approcher de lui. « T'es jaloux, c'est ça ? Mais j'te comprends. Heureusement que t'as les abdos qu'il faut parce que sinon les dames t'auraient déjà lapidé en constatant ce que tu caches dans le tien. » Je tapais dans la main d'un autre collègue. A quatre, nous passions le temps et je m'habillais tandis qu'il ne restait plus que quelques minutes avant notre passage.

Les spots sur nous, nous dansions au rythme de la chanson Love To Love You Baby, ondulant nos corps comme je leur avais appris lors de nos répétitions. Nos vêtements s'égarèrent rapidement sous les cris et les hurlements de ces dames et de quelques messieurs. Nous restions à quatre en string et rangers alors que nous prenions de pauses explicitement malsaines mais qui provoquait les foules par ces mouvements de bassins qui nous faisions. « Préparez vos points mesdames et messieurs, nos strip-teaseurs sont les vôtres le temps de quelques minutes. » Sourire aux lèvres, j'adressais un clin d’œil à mes trois autres co-équipiers et je descendis de la scène. Je me retrouvais parmi les clients et clientes et je les observais, cherchant une cible avec qui commençait. Cette femme fut ma proie. Elle semblait d'une hystérie impossible hurlant des "Je le veux" si fortement qu'elle aurait pu me percer les tympans. Je m'approchais d'elle, me retournant pour lui offrir ces fesses musclés que je remuais sous ses yeux. J'effleurais ces jambes, faisant demi-tour pour venir me coller à elle et exécuter quelques mouvements de bassins aussi sensuels que j'aurais pu le faire. Je récupérais mes Health Points, quittant la cliente alors que je me sentais tiré autre part. Je ne réfléchis même pas. Je me posais à califourchon sur cet homme, passant mes bras derrière sa nuque tout en dansant de façon provocante contre lui.

J'osais enfin le regarder et mon sourire s'effaça soudainement. Lui. Son regard anéantit mes défenses en une seule seconde. J'aurais voulu fuir, me retourner et m'échapper mais il me retenait. Je ne pouvais lutter alors que ses yeux bleux me fixaient. Je ne savais quoi dire, je ne savais quoi faire. « Tris...Tristan. » Il m'avait brisé le coeur. En me quittant comme un vulgaire déchet après m'avoir baisé toute une nuit, il m'avait détruit. L'amour que je lui avais porté fut fort et ma souffrance fut bien pire. Ce soir, je ne m'étais pas attendu à le revoir, ni même à me mouvoir devant lui de cette façon, dans cette tenue. Je me sentais faible, petit, vulnérable tandis que lui avait tout pouvoir sur moi. Je n'avais pas ressenti ce sentiment depuis bien des années. Tristan me faisait cet effet. J'en étais presque paralysé.
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MessageSujet: Re: TRISTAN FLETCHER ♆ hotter than a fantasy, longer than a highway.   Dim 30 Sep - 12:02

Tristan F. Chatterton-H. a écrit:
Maintenant que je suis ici, je me demande bien pourquoi. Tout me pousse, après tout, à rebrousser chemin et prendre mes jambes à mon cou pour m'enfuir demi-armé, de l'ambiance, au décor, à l'éclairage, à la musique. Et pourtant, je ne peux pas ... Je ne veux pas. Comme un appel mystérieux auquel résister était une perte de temps pure et dure ... Je regarde autour de moi avant de me braquer, une nodule désagréable se formant dans ma gorge. Cet endroit, je le connais déjà. Cet endroit, j'y suis déjà venu, il y a bien des années ... Cet endroit, j'y ai souffert, et je suis d'ailleurs surpris qu'il soit encore sur pied.

Me faufilant parmi la foule de femmes d'âge moyen en chaleur face à cette scène surpeuplée d'hommes sous vêtus, j'avance, toujours plus près ... Et j'avoue que la question m'a effleuré l'esprit un instant. Un bref instant. La question de s'il était toujours ici, lui. Mais la réponse, quasi évidente, se présenta alors à moi : probablement non. Sans nul doute a-t-il trouvé un ou une autre riche client(e) qui voulut bien pour une raison saugrenue le prendre comme époux, lui offrant ainsi une somme astronomique d'argent et une excuse pour quitter le milieu.

Et pourtant, chaque membre de mon corps crie "au scandale" et m'implore de quitter ce lieu. J'étais policier, je suis au dessus de tout ça ... Mais j'ai payé mon entrée, et loin de moi d'être radin, je ne suis pas gaspilleur pour autant. J'était peut être flic, mais aujourd'hui, la question est toute autre. Et sans foi ni loi, j'erre. Et aussi difficile que ça m'est de dire ça, la seule chose qui fait de moi une personne meilleure ou plus respectable que ces gigolos sur mesure qui se trémoussent sur scène, c'est le fait que je suis en dessous, moi, et non au centre de l'attention ridicule qu'ils semblent aimer s'attirer.

Un son. Une voix. Puis ils descendent de scène. Autant pour moi, je n'aurais plus à entendre les cris déplacés de ces chiennes en chaleur. Elles peuvent prétendre d'être tout autre, elles n'en sont pas moins. Il y a des hommes parmi elles, certes, des hommes venus de différents endroits pour diverses raisons. Mais je ne leur prête aucune attention, à eux, tant ils se font rare dans cette foule de parfum Chanel.

Et puis, une surprise. On m'empoigne. Il me faut une demi seconde pour absorber ce qui se passe, et une autre pour assimiler l'évènement ; mon temps de réaction s'est vastement amélioré au fil des années. Et c'est là qu'une goutte de sueur se met à perler sur mon front. J'hésite à le repousser violemment ou à ne rien faire ... Et puis une voix lointaine me guide et me dit de me laisser faire. Je sens son corps contre le mien, je ne résiste pas. Ses bras glissent autour de mon cou, je ne me braque pas. Je frissonne même, tant cette situation me semble inattendue, tandis que mes mains trouvent logis dans le creux de son dos.

Je connais ce corps. Et ce visage, surtout. Je connais ce corps, il me suit partout. Mon regard se vide, je me perds dans mes pensées, tandis que se bousculent, au plus profond de ma psyché, des visions du passé, lointain, moins loin et même récent ... Draps de lin, tendres baisers, corps unis par des lois sacrées ... Cheveux bruns, peau bronzée, muscles dont l'image vous régale les idées ... Souvenirs de moi, de lui, de nous, entrechoqués avec ceux de mon mariage ... Souvenirs tous douloureux, trop douloureux, de jours passés et pourtant heureux. Souvenirs réprimés, oubliés, pour finalement être rappelés à la puissance 10. Souvenirs qui me mettent dans un état déplorable, me rappelant le désarroi qu'une année a su me faire étouffer.

Je n'ai pas envie de rire, je n'ai pas envie d'accuser. Je n'ai pas envie de méchanceté, ni de prises de tête ... Et pourtant, un mécanisme de défense inconnu à ma raison se déclenche malgré moi. Pris d'un léger rire qui se veut froid et inquiétant, je le serre contre moi, je l'étreins malgré moi. J'ai envie de le lâcher, de lui dire de se casser, de me laisser ... Et pourtant, mon corps semble en vouloir autrement. Vengeance et cruauté. Mon corps veut se venger. Orné d'un sourire cruel ouvert jusqu'aux oreilles, un son s'échappe de ma gorge pour donner le coup initial :

- Toujours là à faire ta catin, à ce que je vois ? Comme quoi il y a des choses qui ne changent pas, en ce bas monde. Rien que le fait de te voir me file la nausée.
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MessageSujet: Re: TRISTAN FLETCHER ♆ hotter than a fantasy, longer than a highway.   Dim 30 Sep - 12:03

Hermès J. Argent a écrit:
Love hurts, Love scars, Love wounds and marks.

Je n'avais pas vu vers que je m'étais tourné. J'aurais su que je me retrouverais face à lui, face à cet homme qui m'avait atrocement fait souffrir, j'aurais pris une autre direction et je n'aurais même pas cherché à croiser son regard qui me transperçait actuellement. Dénudé, je m'étais installé à califourchon sur ses genoux avec pour seul protection, un string moulant parfaitement ce qu'il fallait mouler et laissant à l'air libre mes fesses que beaucoup désiraient ce soir. Je me suis même déhanché devant lui alors que je ne m'étais pas encore concentré sur l'homme à qui j'offrais ce plaisir. Lorsque je constatais qui il était. Je me stoppais soudainement et ce sourire que j'arborais jusque là s'effaça aussi rapidement que le léger rire froid et inquiétant de Tristan se fit entendre.

Je ne pouvais cesser de l'observer, de regarder l'homme qu'il était devenu. Et malgré les années, il était toujours le même. Tout ceci me rendait faible. Tout ceci était déstabilisant. Je l'avais aimé plus que tout et il m'avait quitté du jour au lendemain sans plus jamais donner de nouvelles. Je m'étais retrouvé seul sans comprendre réellement pourquoi il était parti alors que je dormais paisiblement dans mon lit. Je lui en ai voulu. Beaucoup. Mais maintenant que je l'avais devant moi, toute cette colère, toute cette haine que j'avais gardé en moi disparut pour ne laisser place qu'à une grande faiblesse face à celui qui fut autrefois l'amour de ma vie. Je tentais alors de me lever, mes les bras du jeune Chatterton me retenait. Je voulais m'échapper. Je voulais lui échapper mais je n'y parvenais pas. Il me retenait et le sourire que je percevais sur son visage me faisait peur et me rabaissait au silence. Je n'étais qu'un pantin qu'il pouvait manipuler autant qu'il le souhaitait. « Toujours là à faire ta catin, à ce que je vois ? Comme quoi il y a des choses qui ne changent pas, en ce bas monde. Rien que le fait de te voir me file la nausée. » Je fuyais ses yeux bleus. Ces yeux bleus que j'avais tant apprécié dès les premières secondes de notre rencontre. Mais aujourd'hui, son regard n'était plus qu'une arme pouvant m'affaiblir au plus haut point. J'espérais, cependant, que Tristan ne reconnaisse pas dans mes gestes qu'il me rendait dans cet état.

Je tentais de me libérer de son étreinte en forçant de mes mains sur ses bras. Je n'y arrivais pas. Je bougeais, gesticuler pour essayer d'y arriver. Mais c'était inutile. J'étais en sa possession et il me contrôlait. J'étais à sa merci. « Lâ, lâches-moi. S'il te plait. » Réussis-je à articuler tandis que je posais mes mains sur son torse pour le repousser et tenter de me dégager. En vain. Je ne savais plus quoi faire. Il était trop fort et sa présence me rendait faible. Toutes mes défenses étaient parties en fumée à la seconde où mes yeux se posèrent sur son visage et que nos regards se croisèrent. « Il faut que je, que je continue de bosser. Lâches-moi, Tristan. » L'informais-je en le suppliant presque pour qu'il retire ses bras de mon dos. Je parlais sans doute à un mur. « Pourquoi t'es là ? Tu savais bien que je bossais ici. Pourquoi t'es venu ? Tu voulais faire quoi avec moi ? Voir à quoi je ressemblais après toutes ces années ? Voir si j'avais pu passer à autre chose après ce que t'as fait ? Tu voulais jubiler devant moi face à cette vie que je mène toujours ? Je sais pas. Dis-moi... » J'essayais de détourner son attention en le faisant répondre à tout un tas de questions que je me posais mais qui me servirait uniquement d’échappatoire ce soir. Je voulais lui échapper. Pour ma survie et mon bien-être intérieur.
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MessageSujet: Re: TRISTAN FLETCHER ♆ hotter than a fantasy, longer than a highway.   Dim 30 Sep - 12:03

Tristan F. Chatterton-H. a écrit:
Le regard humain était l'une des inventions les plus sadiques de l'homme. Véritable lame à double tranchant, celui-ci avait, en effet, la particularité de frapper là où ça faisait mal ... Ou au contraire, de trahir le plus profond de notre pensée. C'était plus facile, également, dans les deux sens, lorsque nos yeux étaient bleus ... Aussi bleus que ceux d'Hermès. Son regard ... Il trahissait les reflets de son âme. Et brisé comme je l'étais, j'en jubilais. Ma souffrance était irréelle, inhumaine ... Trop grande, trop douloureuse, trop envahissante. Insupportable pour un homme seul, je me devais de partager ma douleur, d'une manière ou d'une autre. Et qui de mieux pour cela qu'une part de ma vie incontestable ? Il était pathétique, à se jeter sur scène comme une chienne en chaleur, à rechercher gloire et adulation autant qu'il le pouvait à travers les regards stupidement admiratifs et béats que les 'clients' lui lançaient.

Sa souffrance, bien que présente pour une raison différente de la mienne, était plus que la bienvenue dans mon monde noir et sans espoir. Sa peur, délicieuse. Son regard, excitant. Je le serrais encore plus fort contre moi, en profitant pour humer, un instant, le nectar secrété par sa peau. Ce n'était pas parce que je le méprisais au plus haut point que j'en oubliais pour autant les bons moments passés en sa compagnie ... Des moments d'euphorie et d'extasie totale dont le souvenir distant a pratiquement était complètement noyé par la vie que j'avais vécu depuis. Fermement, je l'empêchais de s'échapper, mes mains conservant avec confort la place qu'elles s'étaient formée dans le creux de son dos ... Il me semble même que mes doigts s'étaient laissés aller un court instant un peu plus bas, curieux de redécouvrir un corps qui m'appartenait, et qui, indéniablement, m'appartiendrait à nouveau ... Si je le réclamais. Mais je n'en avais aucune envie.

Sa souffrance seule me suffisait. Ni plus, ni moins. Il essayait de se libérer, de nous séparer, oui ... Mais je n'en avais pas fini avec lui. J'étais d'humeur massacrante, littéralement, et malheureusement, c'était tombé sur lui. Comme quoi le hasard faisait bien les choses ... Comme quoi j'étais censé le revoir afin de pouvoir lui cracher à la gueule toutes les insultes auxquelles je pouvais bien songer.

- Pourquoi ferais-je ça, catin ? Non, je ne me lasserais jamais de ce 'surnom' plus que mérité. Tu dis pas ça aux centaines de femmes qui te touchent le cul tous les soirs, pourtant ... Je le fusillais alors du regard. Il savait ce que je pensais de son activité, de lui. Il savait qu'il me dégoûtait au plus haut point, et que je lui en voulais d'avoir gâché ce que nous avions eu en devenant sottement la ... La chose qu'il était à présent. Il n'était plus qu'un objet de luxe parmi tant d'autres que les health points pouvaient acheter ... Il n'avait plus de liberté, à quoi bon le relâcher ? Il appartenait aux autres, et non à lui même.

- Tu peux vraiment appeler ça bosser, au moins ? l'accusais-je alors. Tu fais quelque chose d'utile et de productif, peut être ? Un travail exténuant et sérieux ? Tu peux vraiment prétendre avoir le mérite d'avoir un métier, un vrai ?

Je me taisais un instant, avant de rajouter :

- Prends tes affaires. T'es embauché pour la nuit entière. Pause. Qu'importe le prix.

Je le relâchais doucement, agrippant par la même occasion son poignet dans ma main afin de l'empêcher de partir. Me faufilant à travers la foule, je l'entraînais avec moi vers la sortie. Et non, il n'aura pas le droit de se rhabiller avant de sortir.

- Calme tes hormones une minute. lui fis-je par dessus mon épaule. J'en ai rien à carrer de toi, je croyais te l'avoir fait comprendre déjà. Tu veux peut être un rappel ? Je suis ouvert à toutes les propositions. Mais je ne me fais pas payer, moi.

Dur. J'étais dur. J'avais conscience du monstre que j'étais, et je n'avais aucune envie que ça s'arrête. Le voir là, affolé et blessé tel qu'il était, c'était trop parfait ; trop délicieux pour que je puisse vouloir renoncer ... Et il n'avait pas d'autre choix que de me suivre, s'il ne voulait pas rentrer le poignet foulé. Ou pire.
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TRISTAN FLETCHER ♆ hotter than a fantasy, longer than a highway.

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