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 KITTEN ∞ i hate you so much i can't run away.

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Feuille de Superheros/Supervillain - Mutant
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MessageSujet: KITTEN ∞ i hate you so much i can't run away.   Mer 17 Oct - 16:15



natasha "kitten" belskaia

PRÉNOMS: Natasha Katya (surnommée Kitten). NOM: Belskaia. NATIONALITÉ: Russe. LIEU DE NAISSANCE: Grozny, Россия (Russie). DATE DE NAISSANCE: 31 Octobre 1993. AGE: 18 (bientôt 19) ans. A LAS VEGAS DEPUIS: 3 mois. MÉTIER OU ETUDE: "prostitutki". STATUT: à votre avis ? SITUATION SOCIALE: pauvre, si l'on ne prend pas en compte l'argent qu'elle est obligée de gagner pour survivre. TON JEU PRÉFÉRÉ: le solitaire. SI TU ÉTAIS UN FILM: autant en emporte le vent. SI TU ÉTAIS UNE CHANSON: ride, lana del rey. SI TU ÉTAIS UN SMILEY: un regard mélancolique et attristé. SI TU ÉTAIS UN OBJET: un revolver ou une boite d'allumettes : pratique, mais dangereux. SI TU ÉTAIS UN PLAT: quelque chose d'aussi léger qu'une brise marine mais d'aussi mémorable qu'un festin de rois. TON PLUS GRAND RÊVE: de connaître la normalité, un jour. TA PLUS GRANDE PEUR: on n'effraie pas un fantôme ... AVATAR: kristen stewart.


∞ feu ardent.

AGE: 16 ans. RÉGION: hong kong. VOTRE AVIS SUR LVB: très agréable. COMMENT AS-TU CONNU LVB: par le topsite obsession je crois. PERSONNAGE INVENTE OU SCÉNARIO: inventé. CRÉDITS: feu ardent. AUTRE COMPTE: nop'. CÉLÉBRITÉ: kristen stewart. CODE DU RÈGLEMENT: Le Joker joue au poker au casino du Bellagio.
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MessageSujet: Re: KITTEN ∞ i hate you so much i can't run away.   Mer 17 Oct - 18:34




∞ story of a hooker.

Son souffle s'arrêta tandis que ses doigts caressaient doucement le bois brun clair composant la porte entrouverte qui lui permettait d'espionner la conversation qui prenait place dans la salle voisine. Quinze ans. Un souffle sifflant avec autant d'inquiétude qu'un vent venu du nord. Un coeur battant plus vite qu'un tambour apache lors d'une soirée particulièrement festive. Des doigts meurtris par le froid glacial de l'hiver, parvenant à peine à maintenir contact avec la porte gelée tant ils étaient occupés à frissonner. Quinze ans, des cheveux aussi obscurs qu'une triste destinée, des yeux aussi froids que la neige et trançants qu'une stalagtite. Elle grelottait tant elle avait froid, ou peur, ou même les deux à la fois. Les chuchotements cachottiers s'éteingnent lentement telle une flamme qui ne se rallumera jamais, laissant proie au silence opportuniste qui ne se fit pas prier deux fois avant de s'installer.

- Natasha ? Natasha !

Elle inspira profondément, ses yeux se plissant en une expression de réticence absolue. Elle était restée ici bien assez longtemps, maintenant, chez sa "chère tante", pour savoir comment les choses fonctionnaient par ici ... Elle savait assez bien ce qu'on attendait d'elle. Si ce n'était pas le ménage, c'était la cuisine, le linge, ou encore, le coiffage des "дамы" (dames) - manière de différencier les gamines ordinaires telles qu'elle des plus "matures", disons. La porte s'ouvrit. Elle sursauta, le rythme de sa respiration s'arrêta presque : elle s'attendait à une punition pour avoir écouté clandestinement - ou du moins, tenté de discerner parmi les murmures - la conversation que "тетушка" (tantine) avait engagée pas moins de trois heures auparavant avec ce mystérieux homme chapeauté et tout vétu de noir. Les yeux plissés par anticipation d'une douleur qu'elle ne connaissait que par coeur à présent, elle attendait, sagement, à ce que la main s'abatte sur l'arrière de son crâne - ou de n'importe quelle autre partie de son corps, à vrai dire.

- Natasha ! Идите сюда ! (Viens par ici) ordonna la matronne tout en saisissant le poignet de la gamine visiblement ébahie par l'immunité qu'elle avait acquise pour une raison qu'elle ignorait encore, mais qu'elle n'allait pas tarder à regretter amèrement. Suivant la matronne en silence, le regard posé sur ses chaussures de toile dégradées et déchirées de toutes parts qui servaient plus à protéger la plante de ses pieds des éventuels éclats de bouteilles de Vodka que du froid inexpressif de Grozny, elle ne laissait pas un mot, pas un seul mot solitaire, s'échapper d'entre ses lèvres innocentes et pures.

Cinq minutes s'écoulèrent dans cette salle opprimante, muettes comme des tombes, agiles comme des fées, et pourtant, lentes comme des tortures. Cinq minutes d'agonie mentale qu'elle ne parviendrait jamais à effacer de sa mémoire. Le calme avant la tempête.
Timidement mais dignement, son visage se lève afin de permettre à ses yeux accusateurs de se plonger dans ceux de l'homme. Il ne venait pas d'ici, à en juger son russe cassé au traitre accent. Et pourtant, il avait l'air de bien se repérer dans le pays - seuls ceux capables de s'orienter dans la dangereuse ville de Grozny étaient capables de tracer le chemin vers la maison close de тетушка. Son regard se plissa alors vaguement, sa tête s'inclinant lentement vers la gauche, une mine concentrée s'affichant sur son visage : elle essayait vraisemblablement de deviner son âge, ou alors, de discerner les divers traits de son visage. Dissimulés sous sa barbe se présentaient une machoire aussi carrée qu'un bloc de pierre et un nez cabossé symbolisant le tempérament coléreux et bagarreur de l'homme qui semblait être au milieu de la trantaine. Son ainé de vingt ans, en somme.

Son regard cherchait prudemment le sien, caché sous son imposant chapeau noir, tandis que ses mains s'amusaient à serrer fermement les pans de sa robe, réflexe nerveux que toutes ses années passées ici avaient fini par lui attribuer. Combien de temps cela faisait-il déjà ? Elle ne s'en rappellait même plus ... Elle n'était pas bien âgée la première fois qu'elle était venue vivre avec sa "chère тетушка", la meilleure amie de sa mère, suite à l'accident de la nuit du 24 au 25 décembre. Un accident de trois dont la seule survivante avait été la gamine assise dans un siège pour enfants sur la banquette arrière. тетушка, une femme aussi grotesque qu'effrayante, aussi coquette que repoussante, aussi bruyante que cruelle. Une femme qui avait pris l'habitude de traiter ceux vivant sous son toit comme des esclaves, voire même, pire, jusqu'à ce que ceux-ci étaient assez âgés pour être intégrés à son réseau de prostitution illégale et clandestine. Et pas n'importe quel type de prostitution : le traffic de mineurs.

La main de l'homme se posa alors sur son épaule, la faisant sursauter, tandis que, derrière elle, une тетушка souriant hypocritement l'encourageait à s'avancer d'avantage vers lui.

- Что вы ожидаете? идти! Он не съест тебя! (Qu'attends-tu ? Vas-y ! Il ne va pas te manger !)

Un regard hésitant quitta ses yeux naïfs et emplis d'un espoir qui survivait à peine après tant années de martyre, tandis que de ses lèvres s'échappèrent timidement les mots suivants, mots prononcés avec une intonation qui trahissait plus qu'elle ne le désirait l'inquiétude naissante en elle :

- Что происходит? Почему вы дали? (Que se passe-t-il ? Pourquoi m'avez-vous invoquée ?)

Tandis que le rire des plus cyniques et cruels s'était échappé des lèvres de l'inconnu, la matronne, aussi intimidante et imposante qu'à son habitude, voire même plus, se contenta de répondre :

- Это вам, что он хочет. Не задавать слишком много вопросов. (C'est toi qu'il veut. Ne pose pas trop de questions.)

Haussant machinalement de la tête avant de la relever dignement, elle se avança lentement, une boule se créeant lentement dans son ventre : le jour qu'elle avait toujours redouté étant enfin arrivé malgré toutes ses prières, Natasha ne pouvait s'empêcher de se poser une question, et une seule : pourquoi elle, spécifiquement ? Qu'avait-elle de si spécial qui avait fait en sorte que son choix se porte sur elle, et pas l'une des autres filles, bien plus belles et souriantes qu'elle ne l'était, bien plus sociables et agréables à vivre qu'elle n'avait su se rendre ? Pourquoi elle, qui ne voulait pas d'une vie ainsi, au lieu des centaines qui se seraient précipitées dans les bras de cet homme vraisemblablement riche ? Elle aurait le temps de se poser toutes ces questions plus tard, bien après. Pour l'instant, il s'agissait d'une porte, d'une clef, et d'une petite heure pour que le fait soit accompli. Obligée de se plier aux règles de la matronne, impuissante, et sans défenses, elle entra à pas lourds dans cette petite salle sombre et étroite à peine assez grande pour qu'un lit puisse y rentrer. Une petite salle qui changerait sa vie à tout jamais.

Elle regarda à travers la fenêtre tandis qu'il avait commencé à la déshabiller, comme en transe afin d'oublier au préalable l'abomination qui allait lui arriver. Au travers de la fenêtre, des flocons de neiges se mirent à tomber, lentement, au départ, puis, de plus en plus vigoureusement, au fur et à mesure que les articles vestimentaires la protégeant du froid affamé tombaient au sol dans un froissement silencieux. L'on pouvait entendre le vent siffler à l'extérieur tant l'atmosphère était tendue par le silence qu'elle se forçait de maintenir, jusqu'à en contrôler le rythme de sa respiration.

- Ложитесь. (Allonge-toi.) lui ordonna-t-il alors.

Et c'est ce qu'elle fit.

L'heure qui suivit fut sans doute la plus longue et la plus douloureuse qu'elle avait eu à vivre jusqu'à lors. Une heure passée à contempler les tâches de café - ou étais-ce du sang ? - qui étaient étrangement étalées sur le plafond - ne cherchez pas à comprendre pourquoi - tandis qu'un amant sans passion ni conviction se contentait de la déflorer sans son consentement. Un gémissement, puis deux, tandis que son corps hurlait pour un peu de chaleur tant cette union artificielle la glaçait jusqu'aux os. Une larme isolée se mit à couler le long de sa joue, cherchant à imprimer sur son visage son entrée chez les "дамы" (dames). Et aussi rapidement que cela avait commencé, c'était terminé. Il remit sa veste, et elle, immobile, ne pouvait pas assembler le courage pour se lever, malgré le fait qu'elle mourait de froid. La porte se claqua derrière elle marquant qu'il était parti. Sans un mot. Sans un commentaire. Sans un regard.

Elle ne connaissait toujours pas les traits de son visage: elle n'avait pas eu le courage de le regarder dans le blanc de l'oeil. Seule sur ce lit miteux, elle enterra son visage entre ses mains, laissant échapper les sanglots qu'elle avait réussi à contenir bien trop longtemps. Elle l'ignorait encore, mais ce n'était pas la dernière fois qu'elle le reverrait. Et lorsqu'elle serait assez âgée, il la rammènerait avec lui pour l'ajouter dans sa collection privée; dans sa maison close à lui. Las Vegas, États-Unis. Une ville à laquelle elle avait toujours rêvé ... Jusqu'à-ce-que celle-ci ne se transforme en le plus amer des cauchemars.
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