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 HARRY LLOYD NEELSON ⚜ memories belong to boxes in cupboards.

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Feuille de Superheros/Supervillain - Mutant
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MessageSujet: HARRY LLOYD NEELSON ⚜ memories belong to boxes in cupboards.   Jeu 6 Déc - 17:41

HARRY NEELSON


■■ nom complet: Harry Lloyd Neelson ■■ âge: 26 Ans ■■ nationalité : Australien ■■ date de naissance: 17 Juillet 1986 ■■ statut social: Séparé de sa femme depuis six mois, il entame la procédure de divorce ■■ métier/études: Institeur en année sabbatique, il écrit pour se soulager d'une peine et est en contact avec un éditeur ■■ classe sociale: Moyennement aisée ■■ orientation sexuelle: Hétérosexuel jusqu'à preuve du contraire ■■ avatar: Jensen Ackles

❧ ❧ ❧

tell me more about you

Un sourire distrait, un regard absent ... Deux choses qui ne quittent jamais le visage d'Harry. Deux choses omniprésentes dans sa vie, ses actions, la vie de son entourage ... Deux choses qui dissimulent ses émotions tout en laissant paraître une légère ouverture sur son monde intérieur. L'on sent qu'il n'est pas là. L'on ignore où ses pensées l'emmènent, mais l'on sait qu'il s'agit d'un voyage doux ou périlleux. Parfois, même, les deux. Très responsable et raisonnable, il est donc tout à fait possible d'imaginer la surprise de ses proches lorsqu'il leur a avoué que sa petite amie, Arizona, était enceinte, il y a bien huit ans. Juste et bon dans tous ses jugements, Harry a toujours été parmi les plus patients et il en faut beaucoup pour lui faire baisser les bras. En effet, c'est un homme de nature optimiste et jovial, bien que, comme nous tous, il lui arrive par moments de traverser des périodes bleues. C'est un véritable altruiste, protecteur de tout ce qui lui est cher et précieux ... Malheureusement un homme aussi passionné peut également éprouver des émotions négatives, et ainsi, lorsque vous lui causez tort, il aura énormément de mal à vous pardonner, et les secondes chances qu'il accorde sont méritées. Athée, il a du mal à croire en l'existence de dieu. Il croit, par contre, en la vie, et au fait qu'elle soit sacrée. Surtout celle des enfants. Et c'est pour cela que c'est le plus docile et serviable des êtres avec vos petits bouts de choux hauts comme trois pommes. Le rire d'un enfant, c'est sa kryptonite, son talon d'Achille et son plus grand point faible. La seule chose capable de le faire sourire à n'importe quel moment de n'importe quelle journée.


untouched by the fate


tell me your story








Un homme, assis à un bureau, sur une chaise de bois. Sur la table, une tasse de café à moitié vide et un bloc notes sur lequel est gribouillé un assemblage de mots dans une écriture de qualité illisible. Devant lui, un écran allumé. Sous cet écran, un clavier. Sur ce clavier, dix doigts qui brûlent d'envie de pianoter des lettres en vrac afin de constituer des mots, qui eux même constitueraient des phrases, qui se transformeraient en paragraphes, puis en chapitres ... Il fait bon, l'air est agréable malgré une légère brise sortie de nulle part ... La vue de sa fenêtre lui plaît ; l'inspire. Sa vie aussi, l'inspire. Ses doigts tapotent. Tic, tac, tic, tac.

C'est comme un album photo dans lequel il reste encore de l'espace à remplir. Un gros album photo, vieux et usé, dans lequel chaque page consultée de façon unique est une belle vision pour vos pupilles ... Mais une fois reliées, ces pages commencent à raconter une histoire. Chaque souvenir, chaque mémoire immortalisée en un seul instant déborde d'émotions codées qu'il est impossible d'apercevoir à moins de l'avoir vécu, tandis que chaque souvenir associé à chaque cliché est inoubliable, à jamais figé dans l'espace des esprits.

Ça commence par la naissance, puis l'enfance ... L'heureuse vie de famille que j'ai vécue, la popularité scolaire dont j'avais fait bénéfice ainsi que des études que je m'étais fait une promesse de suivre avec attention et sérieux.


L'HOMME d'un ton las - Non, ça ne le fera pas ...

Il soupire, lève la tête pour regarder à travers la fenêtre, puis replie son dos vers l'écran, déterminé à débuter ce satané livre. Il mord sa lèvre. Ses doigts repartent.

Je n'oublierais jamais le jour où ...

L'HOMME soupirant - J'abandonne. J'arrive à rien.

Abaissant doucement le couvercle de l'écran, il se lève, lentement, de la chaise, avant de se faufiler à travers une porte qui mène hors de la salle.

FIN DE LA SCÈNE 1.
______________________________



Tout était arrivé tellement vite ... Comme un château de cartes, il n'avait suffi que d'une rafale pour réduire en pièces les restes d'un rêve délavé par le temps et les épreuves de la vie ... Comme on aurait dû s'y attendre, le monde n'était pas aussi juste qu'on aurait pu le croire, ni aussi beau et agréable. Et ça, venant d'une personne qui, à la base, était considérée optimiste. Le temps est venu et avait décidé de jouer avec nos vies ... Le temps avait tracé son chemin entre nous et n'a pas voulu s'arrêter malgré nos plaintes. Un instant, nos mondes intérieurs s'étaient mis à graviter l'un autour de l'autre, tels de beaux astres scintillants dans l'étincelle céleste. Et puis, soudainement un rift s'était crée, un trou noir qui avait aspiré la source inextinguible de nos sentiments même. Petit à petit, l'amour disparut. Il fut lentement remplacé par la nonchalance, la routine, et éventuellement, la rancoeur. Vivre n'était plus une envie. Vivre était une obligation. Pour qui ? Pour notre fille. Pourquoi ? C'était comme ça.

Nous avions commencé jeunes. Jeunes et heureux. C'était l'histoire banale du majeur de dix huit piges qui avait mis en cloque une fille qui avait un an et demi de moins que lui. Une amie d'enfance. Une fille qu'il avait appris à apprécier, avec un peu de temps et d'encouragements de la part de ses amis et d'elle même en personne. Ça s'était produit une soirée de novembre, une soirée d'hiver où deux corps avaient froid et besoin de se réchauffer. Une soirée obscure où deux âmes étaient seules et avaient besoin d'un peu de compagnie.
Assis au coin du feu, face à la cheminée, elle était entre mes bras, comme depuis toujours ... Ma meilleure amie, mon Arizona. Et puis, mes lèvres avaient trouvé le chemin vers ses oreilles afin de pouvoir y chuchoter les mots suivants:

- Hé. Tu veux pas t'amuser un peu?

À ce moment là, mes mains s'étaient contentées de glisser jusqu'à son ventre et de la serrer davantage contre moi, avant que ma bouche ne se mette à caresser l'exquise surface de son doux cou. Je pouvais sentir le parfum de son shampoing avec flair, un shampoing parfumé à l'essence de rose, une senteur que j'associerais à son visage à tout jamais. Elle ne comprenait pas au début, elle ne comprenait pas pourquoi maintenant, pourquoi elle ... Et puis, j'avais insisté. Pour une raison que j'ignorais, ce jour là, j'avais eu envie d'elle ... Malgré la belle petite amie qui, très impliquée dans notre relation, se faisait une mission de prendre de mes nouvelles par texto toutes les minutes. Malgré le fait que nombreux de mes amis avaient des vues sur Ona et me réduiraient certainement en pièces s'ils apprenaient que j'avais trompé Clara avec elle. Et pourtant, j'en avais eu envie, et je n'avais pas pu m'en empêcher. Mon père ayant été un professeur renommé de philosophie, mes parents étaient partis assister à une conférence de métaphysique, ce qui voulait dire que l'appartement avait été notre pendant la durée d'une nuit entière.

- S'il te plait. Avais-je insisté, l'embrassant lentement dans le cou. - Ce sera agréable, je te le promets.

Elle s'était retournée avant de me lancer un regard que je ne connaissais que trop bien. Un regard qui signifiait que je la dérangeais et que si elle se pliait à mes demandes, c'était bien pour que je la laisse en paix par la suite. Et puis, je l'avais embrassée, langoureusement, avant de la guider doucement vers le tapis et de commettre l'irréparable.

Je compterais toujours cette fois comme ma première fois. Avec Clara ... On va dire qu'avec Clara, ce n'était pas pareil. Je ne m'étais jamais senti aussi vivant, auparavant ... Je n'avais jamais embrassé comme si ma vie en dépendait. La nuit prit fin, nous n'en avions pas reparlé ensuite. Et pourtant ... Quelque chose entre nous avait changé. Nos familles avaient depuis toujours pratiqué la coutume du "vendredi soir en petite commune", et c'était lorsqu'elle était persuadée - elle ne se trompait jamais, ou presque - que personne ne la regardait qu'elle laissait ses yeux pétiller d'une passion ravageuse qui m'était destinée. Une passion qui, malgré mon ignorance, avait toujours été là en moi. Certains sont faits pour être les meilleurs amis du monde. D'autres le sont pour être encore plus que ça. Son regard affectueux avait la manie de me faire sourire à chaque fois qu'il croisait le mien ... Et dès que sa main effleurait la mienne, je ne la retirais pas. À la place, je la laissais prendre le dessus afin d'effleurer le dos de la sienne. Ces doux moments d'amour silencieux durèrent une semaine. Puis un mois. Deux, trois mois passèrent ... Et ma relation avec Clara suivit le chemin d'une spirale infernale sur la route de la rupture. Le quatrième mois arriva, et c'est là qu'elle me fit ses confidences. Ona était enceinte.

J'avais encore mes examens à passer en fin d'année, encore des choses à faire ... Heureusement que le nouveau né était prévu pour août. Gardant la tête froide, je m'étais préparé un plan qui, je l'espérais, ne rencontrerait pas trop de changements. Nos parents étaient proches et nous appréciaient mutuellement ... Avec de la chance, ils auraient été compréhensifs. Et bien que son père ait menacé de me tuer, lorsqu'il était encore sous le choc initial, il a fini par reprendre son sang froid et, éventuellement, me pardonner d'avoir "souillé sa précieuse petite fille", comme il l'avait si élégamment dit. Clara était devenue cruelle ... Hargneuse, même. Jalouse d'Arizona et furieuse envers moi, elle s'était amusée à colporter des rumeurs de nous dans l'intégralité du lycée ... Et bien qu'Ona était légèrement affectée par toutes ces insultes et ces ragots - malgré ses affirmations que c'était faux, je l'avais bien senti ; c'était ce genre de fille : douce, fragile et délicate mais dont le désir de paraître forte surpassait les peurs et les insécurités - je n'y prêtais plus vraiment attention. D'ici une poignée de mois, j'aurais mon diplôme, et ces années ne seraient qu'un lointain souvenir oublié.

L'été arriva et mes résultats académiques suivirent, peu de temps après. Sans grande surprise, je m'étais plutôt bien débrouillé, et j'avais été accepté dans différentes universités ... Mais j'avais décidé de prendre une année sabbatique afin de pouvoir me consacrer à ma 'famille'. Le jour, je gardais Beth pendant qu'Ona suivait sa dernière année d'études, tandis que lorsqu'elle rentrait, le soir, je filais travailler en tant qu'agent de la sécurité dans l'un des immeubles de la ville - un métier où l'on était payé à regarder en permanence des caméras de surveillance et d'arrêter toutes les personnes louches qui croiseraient l'oeil des dites caméras. Nous vivions au départ chez mes parents, ayant décidé que nous ne pouvions être heureux séparés trop longtemps ... Et puis, grâce à un emprunt effectué auprès de mon père, j'ai pu nous décrocher un appartement bon marché dans le centre. L'année passa rapidement, et malgré la fatigue et les difficultés que d'être de jeunes parents présentaient, nous y avions survécus. Ona obtint son diplôme, elle aussi, et je pus enfin me remettre à mes études maintenant que Beth, ce joli rayon de soleil, avait un an. Nos mères se relayaient pour garder notre progéniture tandis que nous poursuivions nos études respectives, que trop heureuses d'avoir une deuxième chance de s'essayer à l'art d'élever un enfant.

Ayant au départ projeté de suivre des études supérieures dans le domaine de l'ingénierie, mon année sabbatique m'a vite fait changé d'avis lorsque je me suis rendu compte que j'étais extrêmement heureux avec Beth. C'est ainsi que je tentai ma chance pour devenir professeur des écoles, autrefois nommé instituteur. Pendant deux ans, tout se passa normalement ... La routine s'installa petit à petit. Et puis, le cyclone survint. Une tempête passée bien en sécurité dans l'Opéra de Sydney, les deux femmes de ma vie à mes côtés.

La nuit fut longue ... Assez longue pour me faire réfléchir. Cela faisait des mois que j'y avais pensé, mais je n'avais jamais pu y accorder une décision définitive jusqu'à ce moment fatidique. Le lendemain matin, j'avais pris Ona de côté pour lui exposer mon choix. Sortant lentement un petit écrin de ma poche, je m'étais agenouillé devant elle avant de lui poser la question qui me tourmentait ces derniers temps.

- Arizona ... Veux-tu m'épouser ? Un choix qui m'avait à l'époque semblé logique et approprié. J'avais alors vingt et un ans. J'avais encore trois années d'études à surmonter avant de pouvoir me lancer dans le milieu professionnel ; trois années qui étaient passées relativement vite. Nous étions mariés, nous étions heureux, et Beth était la plus belle petite fille du quartier. Je venais d'avoir vingt deux ans lorsqu'Ona m'a répété ces mots si doux pour la deuxième fois : elle était enceinte, encore une fois. Je me rappelle avoir été tellement heureux que j'aurais pu léviter jusqu'à la lune si la gravité ne contraignait pas mon corps à rester ancré à la Terre. En tous les cas, mon esprit planait, entièrement et totalement, baigné dans l'euphorie que cette nouvelle me prodiguait. Cela faisait au moins quatre moins que nous avions essayé de faire un deuxième enfant tellement le premier nous avait satisfaits ... Et maintenant, en ce mois de septembre, nos voeux avaient été exaucés. Adam naquit en mai, un frêle et fragile bébé prématuré d'un mois qui avait eu de nombreux soucis de santé à ses débuts. Nous avions vraiment eu peur de son sort ... Et puis, le destin nous sourit à nouveau, et notre famille était à nouveau heureuse et complète.

Mes études prirent fin, et je pus enfin me lancer dans le milieu professionnel. Heureusement pour moi, je décrochai un métier assez rapidement dans une école suite au passage en retraite de l'enseignante la plus âgée de la ville. La vie reprit son cours normal, et heureux comme des poissons dans l'eau, nous vivions sans soucis. Nos deux salaires réunis étaient suffisants pour nous permettre de déménager dans une petite maison en banlieue, un coin véritablement sympathique avec des voisins on ne peut plus bruyants, mais chaleureux ...
Nous étions en Novembre 2016. Adam avait deux ans. Il était tombé gravement malade, un Samedi, et Ona devait emmener Beth à un anniversaire. Je me suis donc chargé de l'emmener voir le spécialiste, à Sydney. Pour une fois, je n'ai pas conduit la voiture, sachant que trop pertinemment qu'il y avait de nombreux embouteillages, les weekend. Et nous avions voyagé en train. C'est alors qu'hors de nulle part, un homme est apparu dans notre wagon, tenant fermement dans les deux mains un revolver. Génial. Encore une situation d'otage. Je tentais de garder Adam aussi silencieux que possible sur mes genoux afin de ne pas perturber le 'gentil monsieur' qui menaçait de tuer tout le monde si l'on faisait ne serait-ce que le moindre bruit, déterminé à ce que l'on rentre tous deux chez nous le soir même. Et puis, l'un des hommes d'affaires assis sur la banquette nous faisant face attendit un moment où le félon était distrait afin de se jeter sur lui. Le revolver se mit en marche, et, avant même que je n'ai le temps de réagir, je sentis la chaleur du sang d'Adam se répandre sur ma poitrine. Il avait été atteint au front. Il n'y avait plus rien à faire.

Mon sang bouillonnant à l'intérieur de moi même, je tentais de garder mon calme tandis que tous les autres passagers laissaient leurs regards voyager du duo qui se bagarrait à la vision de ce pauvre enfant blond à qui on venait d’ôter la vie. Éventuellement, les hommes se tournèrent afin de voir ce qui avait causé tant de silence dans le wagon entier ... Et c'est la que le criminel s'était mis à paniquer, balbutiant des excuses lamentables comme quoi il n'avait pas fait exprès, que ce n'était qu'un accident, et qu'il n'avait jamais voulu faire de mal à personne ... Le sorte d'âneries qui passait lorsque l'on avait affaire à un enfant de cinq ans, mais pas avec un homme adulte. Et c'est là que je ne pus pas me retenir. C'est là que quelque chose en moi se brisa réellement lorsque je compris pleinement ce qui venait de se produire. Présentant le cadavre de mon fils à la femme à ma gauche, qui ne put faire autre chose que de le prendre en ses bras, je retroussais mes manches avant de m'avancer vers le bandit.

- Tu n'as pas fait exprès ? lui demandai-je silencieusement. TU N'AS PAS FAIT EXPRÈS ?!

Le silence fantomatique du wagon accompagnant mon désespoir aussi efficacement qu'un quatuor de cordes, je continuais d'avancer vers l'homme qui reculait davantage à chaque fois que je m'approchais de lui. Éventuellement, il était contre un mur, et je lui assénai un coup au visage. C'était un enfant ! Un enfant innocent ! Et tu crois que ça va suffire, tes plates excuses ? Malgré les regards des passagers rivés sur moi, je continuais, ma rage insurmontable, ma tristesse bien trop réelle et douloureuse pour être ignorée. Je le frappai une autre fois, puis encore une ... Et c'est là qu'il sortit un couteau de sa poche et me le planta dans le ventre. S'enfuyant lorsque les portes s'ouvrirent, je n'étais pas en état de le suivre, la main plaquée contre mon estomac, mes jambes cédant sous mon poids tandis que je tombais au sol. Finalement, aucun de nous deux ne rentreraient à la maison, ce soir là.

Lorsque je me réveillais enfin, elle était là. Ona. Et comme si tout ce qui s'était passé n'avait été qu'un douloureux cauchemar, je lui souris. Puis, voyant dans son expression que quelque chose n'allait pas, je lui demandai ce qui la tourmentait. Se mordant la lèvre, elle détourna son regard du mien, avant d'essuyer la larme qui coulait de ses yeux et de me dire que j'avais failli mourir, et qu'Adam n'avait pas eu cette chance. Mon sourire retombant immédiatement en une expression stupéfiée, je perdis l'usage de la parole quelques instants, restant solennellement silencieux tandis que mon cerveau s'occupait de se remémorer des derniers évènements ayant pris place. J'avais été dans un coma réparateur pendant un mois, apparemment. La police avait contacté Arizona après avoir examiné mon corps inanimé, et Adam avait été enterré, sans attendre mon éveil ... Quant au criminel, il avait écoper d'une combinaison de peines qui signifiait qu'il ne sortirait pas de prison avant très, très, longtemps. Et malheureusement, ce n'était pas assez. J'avais envie de lui aplatir le visage à l'aide de mes poings, de lui frapper les flancs de mes pieds et de le battre, moi qui n'avait que rarement fait recours à la violence, auparavant.

Il avait fallu expliquer à Beth que son petit frère était tombé très malade et allait vivre avec Dieu pendant quelques années, alors que je n'y croyais même pas ... Et pourtant, la mort d'Adam m'avait donné envie d'y croire. Vraiment. Mais malgré tout, je n'y arrivais simplement pas. Je repris mon travail, et la vie se résuma, comme si de rien n'était, malgré le silence pesant empli de non-dits qu'il existait entre moi et Ona ... Un silence qui nous éloignait de dix mille mètres. Pendant un temps, elle essayait de ne pas rejeter la faute sur moi, j'en étais conscient ... Elle devait se douter du point auquel je culpabilisais, c'était la seule raison possible. Et puis, la douleur fut telle qu'elle ne pouvait plus résister, et qu'elle devait trouver une raison, une explication ... Une personne à accuser. Et j’étais le coupable le mieux serti pour le dit crime. Je ne pouvais que me défendre du mieux que je pouvais, mais les choses allaient de moins en moins bien. Lorsqu'elle essayait de me faire l'amour, j'étais trop préoccupé par Adam ou épuisé pour répondre à ses demandes. Lorsque j'étais enfin d'humeur à essayer de retrouver une étincelle, un reflet de notre passion passée, elle était trop en colère ou triste pour y répondre. Notre relation se dégrada lentement, pendant une durée de sept mois, jusqu'à ce que je me rende compte à quel point notre situation devenait invivable, et pour nous même, et pour Beth. Lorsque je me décidai enfin à expliquer la situation à Arizona, elle pleurait, désemparée. Elle venait de perdre son fils, et maintenant, son mari ... Mais nous nous étions mis d'accord que c'était la meilleure solution. Lui laissant la maison, j'étais allé m'installer en ville, dans un appartement. Et je décidai également de prendre congé de mon travail pendant une année afin de pouvoir me remettre de la mort d'Adam sur mes propres termes. Chaque fois que j'allais travailler ... Chaque matin, cinq fois par semaine, je voyais tous ces visages souriants et angéliques, une douce torture qui me forçait de revoir son visage, et d'imaginer la tête qu'il aurait eue au fil des années. Et c'était trop difficile pour moi. Trop dur.

J'ai mal. Malgré tout, j'ai terriblement mal. Tout allait si bien ... Et puis, un homme a décidé de faire ce que bon lui semblait, et ma famille entière s'en est retrouvée anéantie. Divisée. Mon foyer, mon univers, ma zone de confort ... Ces huit dernières années de ma vie réduites à l'état de poussières. J'aime Arizona. De tout mon coeur, je l'aime. Mais je sais pertinemment que c'est fini. Qu'entre nous, il est impossible que ... Que quelque chose se remette à fonctionner comme avant. Que nous retrouvions l'étincelle d'amour initiale qui avait fait en sorte que je n'avais d'yeux que pour elle. Il faut avancer de l'avant, à présent. C'est dur, mais je sais que c'est nécessaire ... Et c'est pour ça que j'ai entamé une procédure de divorce. Afin de pouvoir essayer de passer à autre chose sans être hanté par les fantômes de mon ... De notre passé. C'est douloureux, et difficile, et pourtant, il faut que ce soit fait ... Et j'espère qu'Ona ... Qu'Arizona parviendra à en faire de même, éventuellement, pour le bien-être de Beth.

❧ ❧ ❧

feu ardent


■■ âge: 16 ans ■■ comment avez-vous connu le forum : par  Nora ■■ que pensez-vous du forum: vous le savez déjà, je l'ai dit sur PRD (a) ■■ présence par semaine: 5-7/semaine ■■ personnage inventé ou scénario: inventé ■■ code du règlement: 2017.


 

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