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 PETER ▬ & the black saga ends as it began : in immense tragedy.

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Feuille de Superheros/Supervillain - Mutant
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Jauge de vie du Superheros/Supervillain - Mutant:
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MessageSujet: PETER ▬ & the black saga ends as it began : in immense tragedy.   Dim 9 Mar - 10:39

PETER LEE MICHAELS
« you made me feel as if my worth was nothing against yours. »


carte citoyen de los angeles
featuring Jude Law
NOM(S) : Michaels.
PRÉNOM(S) : Peter Lee.
ÂGE : 38 ans (12/06).
LIEU DE NAISSANCE : Anaheim, Californie (États-Unis).
NATIONALITÉ : Américaine.
ORIGINE(S) : Américaines (soit issues de prisonniers Européens exilés).
MÉTIER : Critique Littéraire ; autrefois, auteur à succès.
EXERCÉ DEPUIS : Quatorze mois ...
ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuel, à priori.
DES SOUCIS DE SANTÉ ? : Une tendance à la nervosité extrême qui lui provoque parfois de violentes douleurs au niveau de l'abdomen et des tremblements corporels incontrôlables. S'il n'est jamais allé voir un spécialiste pour en savoir plus sur ces soucis, sa femme lui a toujours rappelé qu'il devait sérieusement prendre soin de lui même et se modérer dans ses émotions.
SITUATION SOCIALE : Marié ; cela fait plusieurs mois qu'il n'a que des nouvelles superficielles et furtives de sa femme, sa dépression actuelle les ayant éloignés plus que jamais.
SITUATION FINANCIÈRE : Moyennement aisée.
SITUATION FAMILIALE : Enfant unique ; parents en vie. Peter est père d'une fille de huit ans et a failli avoir un fils. Le bébé, cependant, n'a pas survécu à l'accouchement et est entré en arrêt cardiaque peu de temps après sa naissance. Les Michaels n'ont plus tenté d'avoir d'enfants par la suite car les médecins prévoyaient qu'une troisième grossesse serait particulièrement risquée pour sa femme et l'embryon.
PLUS GRAND RÊVE : Vivre de son écriture ; ce rêve a été réalisé et s'est dissous en poussières, comme l'on ne pouvait que s'y attendre.
PLUS GRAND CAUCHEMAR : Il s'agissait auparavant de perdre sa notoriété qu'il avait mis du temps à trouver dans le monde de l'écriture. Maintenant que cela aussi s'est produit, son plus grand cauchemar serait de mourir seul sans jamais connaitre à nouveau la satisfaction d'avoir changé la vie de quelqu'un (sentiment qu'il ressentait toujours lorsqu'il rencontrait ses lecteurs aux séances de dédicaces de ses nouveaux romans).
UNE HISTOIRE INTÉRESSANTE À SAVOIR SUR VOUS ? Personne ne connait Peter Michaels étant donné qu'il ne s'agit que d'un simple habitant de la ville de Los Angeles. En effet, les gens le connaissent davantage sous le nom de Buzz Coleman, nom sous lequel il a passé plusieurs années de sa vie à écrire des romans. En tant que critique littéraire, afin de préserver son identité et ainsi, sa vie privée, il a choisi d'utiliser le pseudonyme de Nathan Sanders.
VOTRE PLUS GRAND DÉLIT : De ne pas avoir été plus prudent avec sa carrière lorsqu'elle atteignait son apogée.
VOTRE PLUS GRAND SECRET : Il est entré en profonde dépression suite à la déchéance de sa carrière et a dû se couper du reste du monde pendant plusieurs mois afin de pouvoir se reconstruire. Cette période reste la plus difficile jusqu'à présent et est donc, naturellement, l'un des épisodes de sa vie dont il aime le moins parler.
VOTRE PROVERBE DE VIE : Dans chaque pêcheur se cache un Saint.

(c) Addicted Tragedy
DISCUSSION A CŒUR OUVERT
« she said carpe diem, and just sat there and stared at me. »


Un soir en Novembre 2012 ...


Il est deux heures du matin et votre voisine vient de toquer à votre porte en urgence. Son petit-ami s'en est allé, la laissant seule au beau milieu de leur appartement. Déprimée, elle en vient à vous supplier de venir pour terminer la nuit avec elle devant un film qui ne demande aucune réflexion et un bon gros pot de glace au chocolat ou à la vanille. Avec hésitation ou non, vous voilà à sonner chez elle et quelques secondes plus tard, votre fessier est déjà posé sur le canapé, votre voisine se plaignant de la malhonnêteté de celui qui est maintenant son ex. « Non mais tu te rends compte? Il me trompe et c'est de ma faute. Soit disant que je suis plus aussi marrante qu'avant, que j'ai changé alors ça lui donne le droit de me tromper. T'aurais fait quoi à ma place? » Vous voilà embarqué(e) dans une discussion à cœur ouvert qui promet d'être longue...

Je ne comprends pas exactement ce que je fais là, à cette heure tardive, chez une parfaite inconnue. Tout ce que je sais, c'est que cela fait à peine un mois que je vis dans cet immeuble, que j'ai croisé un minimum de personnes pendant mon séjour ici et que j'aurais souhaité que cela reste ainsi. En ce moment, ce n'est pas la compagnie humaine que je recherche, en fait, mais bien tout l'inverse de celle-ci. Comme à l'accoutumée, je m'étais couché à minuit après avoir relu, avec regret, quelques chapitres du dernier roman que j'avais publié, le soupir aux lèvres, mon regard las se trainant de page en page tel une serpillère salie par l'usage et les années. Je crois que je ne me suis jamais senti aussi impuissant de ma vie entière. À minuit, j'avais éteint les lumières et, évidemment, le sommeil n'avait pas su me trouver pendant bon nombre de minutes. Je ne pouvais pas m'arrêter de réfléchir : je ne pouvais pas cesser d'essayer de comprendre comment ma carrière entière avait pu se dissoudre sous mes propres yeux, glissant entre mes doigts comme le sable échappé d'un sablier cassé, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour tenter de la préserver. Le choc avait été tellement soudain qu'aujourd'hui encore, cette notion hante mes rêves et mes moindres pensées. Lorsque finalement la fatigue eût raison de moi, les bras de Morphée me rappelant à eux comme une mère rappellerait son enfant, un bruit m'avait interpelé. Je m'étais donc relevé brusquement de mon lit, m'habillant rapidement avant d'ouvrir la porte.

Face à moi se trouvait une inconnue qui ne devait pas avoir les deux-tiers de mon âge et qui, visiblement, semblait mal en point. Et si moi-même, je ne traverse pas la meilleure période de ma vie en ce moment précis ... Son simple regard désemparé et empli de solitude avait fini par me prendre par les sentiments et me faire comprendre que lui fermer la porte au nez serait un acte déplorable. Ce fut donc à contre-coeur que je décidai de la rejoindre chez elle ce qui explique pourquoi maintenant, je suis là à l'écouter sans réellement comprendre les mots qu'elle me jette à une allure impressionnante. Tout ce que je retiens de son monologue c'est les mots "il me trompe". Mon visage se fait solennel car je repense à un incident passé, il y a de cela maintenant deux ou trois ans ... Je repense soudainement à cette époque où j'avais commencé à sympathiser avec l'actrice qui devait jouer le rôle de Deborah Black dans l'adaptation cinématographique du deuxième volet de "the BLACK saga" ... Et, surtout, à comment les tabloïds avaient tenté de transformer notre relation purement professionnelle en une idylle torride et adultérine. Ces histoires avaient failli me couter ma femme et elle son compagnon, l'air de rien ... Ma voisine continue toujours de me parler, me disant donc que son petit-ami ou son fiancé, je ne m'en souviens pas réellement, lui avait été infidèle. Je me rends enfin compte que la raison pour laquelle les gens trouvent que je suis généralement à l'écoute est parce que j'ai tendance à ne pas entendre un mot de ce qu'ils disent lorsqu'ils m'ouvrent leur coeur. Cette technique a ses avantages, certes ... Mais je me rends compte qu'elle possède aussi des inconvénients lorsque c'est à mon tour de parler. Ce que moi j'aurais fait à sa place ? J'ai l'air du pape, peut être ? De quelqu'un qui connait toutes les réponses ? Certes, j'ai acquis une certaine sagesse accumulée au fil des années que j'ai vécues jusqu'ici mais cela ne veut pas pour autant dire que j'ai toujours réponse à tout. Pour une fois, cependant, je pense être capable de lui dire exactement ce qu'elle veut entendre et c'est principalement pour cette raison là que je me lance.

- Pour moi, l'infidélité, ça ne se pardonne pas, si tu veux mon avis. Je me demande vraiment si elle le veut, mon avis, d'ailleurs. Je me demande également si elle sait qui je suis. Probablement pas, étant donné que j'avais choisi ce bâtiment afin de me retrouver loin de mes lecteurs habituels et qu'elle m'aurait sans doute abordé autrement, aurait-elle compris d'où je venais réellement. J'attends alors sa réponse, persuadé que je ne peux pas faire mieux pour la satisfaire. On nous dit toujours de donner de notre mieux mais, malheureusement, le mien semble être en dessous de la moyenne depuis quelques temps. Du moins ... C'est ce que tous tous les éditeurs me disent, ces temps-ci et j'ai du mal à imaginer qu'ils se soient trompés.


Les yeux remplis de larmes, votre voisine vous regarde fixement. Elle ne semble pas avoir écouté grand chose de ce que vous venez de lui dire, bien trop intéressée par son pot de glace qui a pris un sacré coup dans la tronche pendant que vous lui parliez. « Il m'avait promis de m'aimer jusqu'au bout. Quel enfoiré. En plus il me trompe avec une Brésilienne... ou une Colombienne je sais pas trop... mais il a été la chercher où franchement?! C'est pas juste, moi aussi je vais aller me faire bronzer la peau et être trop bonnasse. » Un peu à côté de ses pompes, elle semble perdre la boule - et peut-être oublier que vous venez vous-même du Brésil ou de Colombie, si c'est le cas. Alors pour lui changer les idées, vous décidez de parler voyage, notamment ceux que vous avez déjà fait que ce soit à l'étranger ou sur le territoire Américain.

Je me rends compte que quoi que je dise, elle ne semble pas m'écouter. Je me sens légèrement coupable de ce que je vais dire, et pourtant ... Cela me soulage, quelque part : je me dis qu'au moins, je n'ai pas à craindre de faire le moindre faux-pas si son malheur la noie tellement que tout ce que je pourrais bien lui dire passera inaperçu (ou presque). Elle me dit alors que son fiancé avait eu son aventure avec une femme venue d'Amérique du Sud, de nationalité Brésilienne ou Colombienne et, un instant, je me demande si elle parle de Shakira ou de Gisele Bündchen avant de me souvenir qu'il est peu probable que le fiancé de cette demoiselle n'ait vu ces deux femmes ailleurs que sur des couvertures de magazine. M'adapter à une vie ordinaire après plusieurs années passées dans la notoriété est plus difficile que je ne l'aurais pensé. Toujours est-il que j'aurais bien aimé visiter la Colombie, moi ... J'ai déjà assisté au carnaval de Rio et ça avait été une expérience inoubliable. Je me décide alors à lui faire part de mon expérience, des fois que cela pourrait l'aider.

- Pourquoi ne partirais-tu pas en voyage ? Rio est magnifique en cette période de l'année ... Il ne fait jamais moins de dix-huit degrés, là bas, après tout. Rome, Milan, Paris et Londres c'est pas mal, aussi, pour un changement d'air, bien qu'il y fasse moins chaud maintenant qu'en été ... Il me semble que Hawaï est propice au bronzage, sinon ... Et puis, tu peux toujours essayer Alexandrie, en Égypte, sinon. Certes, le temps se refroidit par là bas en ce moment mais j'y suis allé pour ma lune de miel et c'était tout simplement merveilleux.

Je ne lui établis pas une liste complète des villes, états et pays que j'ai visité par le passé, ayant eu plusieurs tournées de dédicaces internationales. Je lui parle surtout des endroits qui m'ont marqué d'une façon positive et qui lui permettraient de se le faire, ce bronzage brésilien.


Perplexe, elle vous regarde d'une drôle de façon. « Mais tu parles combien de langues du coup? » Ahhh, la déduction et la déprime, cela ne fait pas bon ménage, il va falloir l'aider à se rappeler quelle langue correspond à quel pays. Dans tous les cas, elle semble oublier l'espace d'un instant sa rupture.

Cette question me fait légèrement sourire, étant donné que la réponse est généralement plus surprenante qu'on ne pourrait le croire. Je me mords alors légèrement la lèvre avant de lui répondre, d'un ton calme :

- Une seule, malheureusement : l'anglais. Je connais certains mots et expressions par ci et par là dans d'autres langues mais je n'ai jamais eu assez de temps pour réellement me lancer dans les études linguistiques et mon enseignement du lycée est tellement loin derrière moi que mes connaissances en espagnol ne vont pas plus loin que "Hola". Je tente alors un sourire, mais quelque chose me dit qu'il n'est pas très réussi vu qu'elle ne bat pas d'un cil et ne me le renvoie pas. Ou alors elle est tellement déprimée qu'elle est incapable de sourire ... C'est aussi une possibilité mais je ne saurais pas dire laquelle des deux hypothèses est correcte : je suis peut être doué (d'après ce que disent les tabloïds) pour décrire les psychologies des divers personnages de mes romans ... Mais je suis incapable pour autant de deviner les pensées de réels êtres humains, encore moins lorsqu'il s'agit de celles des femmes. Autant dire qu'il n'existe pas pire comme handicap social.


Aïe. Vous venez de faire une petite erreur et les larmes repartent. Sans le savoir vous venez de nommer l'une des langues dans laquelle l'ex petit-ami de votre amie (votre voisine) s'exprimait assez souvent. Énervée et triste, elle attrape brusquement un mouchoir de sa boite et vous montre sa main où jonche une bague modeste mais qui reste très charmante. « On devait se marier, on était fiancés et il est partiiiiii. On était tellement parfaits tous les deux, ça devait être un beau mariage. » Pour la rassurer, vous décidez de lui raconter une anecdote sur votre propre mariage pour lui prouver que rien n'est parfait. Et si des fois vous n'êtes pas marié(e), tentez donc de changer de sujet en lui parlant de votre boulot.

Lorsqu'elle me montre sa bague de fiançailles, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un pincement au coeur, étant donné que celle que j'avais offert à ma femme lors de nos propres fiançailles, il y a maintenant plus de quinze ans, lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Je n'avais pas énormément de moyens à l'époque et lui avais donc offert ce que mes diverses publications locales me permettaient de financer en matière de joaillerie. Cette bague, à défaut d'avoir de la valeur matérielle, a une forte valeur sentimentale à mes yeux et à celle de mon épouse : elle est le symbole même de notre amour ; la représentation concrète de notre union. Je soupire légèrement lorsque ma voisine termine de parler, me demandant combien de temps encore je dois supporter ses jérémiades. Tout de même, voilà que je lui réponds pour une raison que j'ignore. Pour le coup, je divulgue davantage d'informations à mon sujet à une inconnue totale en une soirée qu'à la presse en neuf ans.

- Tu sais, le mariage ... Ce n'est pas tout blanc non plus ... Je marque un temps d'arrêt, la regardant dans les yeux afin de m'assurer qu'elle m'écoute (n'ayant pas envie de me confier à une personne qui n'a que faire de ce que je lui raconte) avant de reprendre, calmement. Regarde : j'ai rencontré ma femme à mes dix-huit ans, on s'est mariés quand on avait vingt-trois ans, j'ai aujourd'hui trente-huit ans et on ne se parle presque jamais. Il faut dire que mon métier ne m'avait pas accordé énormément de temps libre à lui consacrer, ces dernières années ... J'hésite à lui révéler que je suis écrivain retraité avant de me raviser, me disant que si elle a lu ne serait-ce qu'un seul de mes écrits, elle risque de ne plus me lâcher d'une semelle. Ce n'est pas qu'elle n'ait pas l'air sympathique mais j'ai mieux à faire de mes journées que de faire du babysitting.


Malheureusement, rien ne semble la calmer, même pas le film qu'elle vient de lancer. Quelle idée de regarder un film à l'eau de rose quand on vient de rompre aussi! Quoi qu'il en soit, elle vous tend une cuillère, vous invitant à piocher dans le pot de glace avec elle. « Il avait plus confiance en moi. Il me suspectait de l'avoir trompé avec son meilleur pote, mais c'est pas vrai. Hein qu'on peut me faire confiance? Que je suis une vraie carpe pour les secrets et toujours honnête avec tout le monde? » Et effectivement, elle est une vraie tombe concernant les secrets et pour cause, vous lui en avez raconté un il y a quelques semaines, un secret qui se trouve être votre plus grande honte. (Et si des fois vous ne connaissez pas votre voisine, vous vous prenez à imaginer cette éventuelle révélation de honte). Subitement, et sans comprendre pourquoi, vous vous en souvenez (vous l'imaginez) comme si c'était hier...

Lorsqu'elle allume sa télévision, je me demande si je suis encore en devoir de rester ou si j'ai maintenant le droit de prendre congé d'elle. Je m'apprête à m'éclipser discrètement, n'ayant nullement envie de revoir "Le Journal de Bridget Jones" une énième fois lorsqu'elle me brandit une cuillère sous le nez. Me voilà contraint de rester, à mon plus grand agacement. Refusant de piocher dans son pot rempli de ses microbes, je pose délicatement la cuillère sur la table basse tandis qu'elle me déclare qu'il n'avait plus confiance en elle. Plus je l'écoute, plus elle m'insupporte. Malheureusement, je n'ai pas d'autre choix que de l'écouter. Lorsqu'elle me demande si elle sait garder un secret, j'hésite un instant avant de lui répondre d'un ton neutre que :

- Je me doute bien, oui ...

Je me demande alors ce qui se passerait si je lui avouais l'un de mes secrets. Imaginez, après tout, que je lui révèle que je suis non seulement Buzz Coleman mais qu'en plus mon fils est mort peu de temps après sa naissance : je parie que d'ici demain, la presse entière serait devant ma porte d'entrée. Heureusement que ça, elle n'est pas prête de le découvrir.


De fil en aiguille, vos souvenirs défilent dans votre tête. A votre tour, vous n'écoutez plus vraiment ce que vous raconte votre voisine. Vous lui coupez même la parole pour lui raconter un épisode sombre de votre vie. Peut-être que cela permettra qu'elle arrête enfin de se plaindre et qu'elle prenne conscience qu'il y a pire dans la vie qu'une rupture amoureuse.

Je me dis cependant qu'il vaudrait mieux tenter de lui changer les idées en lui faisant comprendre qu'il peut bien y avoir pire qu'une simple rupture dans une vie. L'amour, après tout ... Ça s'en va et ça revient. Je suppose qu'on pourrait en dire de même à propos du succès, cela dit ... A l'heure actuelle et dans mon état psychologique présent, je suis incapable de concevoir que le succès dont j'ai pu bénéficier pendant neuf merveilleuses années serait capable de revenir un jour, surtout à une telle échelle. Préférant ne pas trop lui en dire, tout de même, ma réponse se contente d'être vague :

- Il y a quelques mois, quelque chose m'est arrivé au travail ... Disons que j'ai été victime de sabotage et que j'en ai perdu tout gout pour ma passion première. Cela fait après tout quatre mois que j'ai abandonné tout espoir de me remettre un jour à l'écriture, ne me servant dorénavant de mon ordinateur que pour rechercher des renseignements et envoyer des e-mails. C'est difficile à vivre mais je sais que je parviendrai à le surmonter un jour, tout comme toi tu parviendras à surmonter ta douleur. Je mens : je ne sais pas si je m'en remettrai réellement, un jour. Elle n'a cependant pas besoin de le savoir, le but étant de lui remonter le moral et non pas de l'abattre encore plus : ainsi, peut être qu'elle finira par me laisser rentrer chez moi plus tôt, après tout.


Lentement mais sûrement, les heures finissent par défiler et vous vous endormez sur le canapé avec votre amie, la télévision tournant toujours en fond sonore. C'est d'ailleurs elle qui vous réveille quand une actrice de film d'horreur se met à hurler. Votre montre, votre téléphone ou l'horloge du salon vous indique qu'il est déjà six heures du matin. Étrangement votre amie (votre voisine) dort encore à point fermé malgré le vacarme de la télévision que vous décidez de couper. C'est le moment où son ex petit-ami décide de venir en douce pour récupérer ses affaires. Loyal, vous décidez de lui passer un savon, quitte à réveiller votre amie (votre voisine).

Au réveil, je me demande où je suis, ne reconnaissant pas mon canapé ni mon salon. Devant moi, une femme aux mains pleines de sang hurle à plein poumons, me brisant les tympans et c'est à ce moment là que je ramasse rapidement la télécommande pour éteindre cette satanée télévision. Heureusement pour moi, la voisine ne s'est pas réveillée. Je me rappelle petit à petit de la veille, des raisons qui m'avaient contraint de me retrouver ici et je me décide à partir par peur qu'elle ne me retienne à son réveil. Par politesse, je ramasse un stylo qui traine dans le coin avant de lui griffonner un mot sur le premier bout de papier qui me passe sous la main. Ce message, je le laisse sur la table basse, marchant aussi lentement que possible vers la sortie de l'appartement afin de ne pas la réveiller. J'entends cependant une clé tourner dans la porte d'entrée avant de voir celle-ci s'ouvrir, me laissant face à un jeune homme qui doit sans nul doute être ledit fiancé. Excusez-moi : ex-fiancé. Fronçant des sourcils, je me décide à lui demander calmement de partir.

- Tu ne penses pas que tu peux attendre un peu avant de venir chercher des affaires ? Je lui prends alors son trousseau de clés d'entre ses mains, le déposant sur le premier meuble que je vois dans l'appartement avant de m'imposer dans l'embrasure de la porte pour l'empêcher de rentrer et de sortir de l'appartement, fermant la porte derrière moi. Je me doute bien qu'il est furieux mais je me dis qu'il n'a que ce qu'il mérite - et encore, j'aurais pu faire pire si j'en avais eu l'envie. Je marche silencieusement vers mon propre appartement avant d'introduire ma clé dans la serrure et d'ouvrir ma porte. Je me retourne cependant vers le jeune homme, encore stupéfait par mon geste et mes mots, afin de lui envoyer un regard dur :

- Si tu ne l'as pas encore remarqué, je vis de l'autre côté du couloir. Cela veut donc dire que je saurai si tu pars dans les cinq minutes ou non et, crois-moi, tu as intérêt à avoir déguerpi sinon ça va barder. Il est physiquement en mauvaise forme donc il ne me fait pas peur. Et puis, j'ai la chance d'avoir la vieillesse de mon côté : ça effraie toujours un peu, les types qui pourraient être votre père. Du moins, c'est ce que j'ai toujours pensé.


C'est sur ces mots, après lui avoir craché ses quatre vérités, que vous vous en allez bien réveillé(e) pour une nouvelle journée malgré le peu d'heures de sommeil.

DERRIÈRE L'ÉCRAN
« we should all have a face whenever we look into the mirror. »



FEU ARDENT
PRÉNOM : F. PSEUDO : FA. ÂGE : Dernier mois avec 17, yeah man. PRÉSENCE : 7/7 visiblement Arrow. NIVEAU DE RP : à vous de me le dire. OÙ AVEZ-VOUS TROUVÉ LE FORUM ? Au big bang, y'avait ton frère aussi :loukas:Arrow. COMMENT LE TROUVEZ-VOUS ? fuuhToxique, on peut pas s'en défaire, la preuve -> [ ] . ANCIEN MEMBRE DE FRAT ? SI OUI, QUI (nom + avatar) ? /. GROUPE SOUHAITÉ : Habitants. POSTE VACANT OU PERSONNAGE INVENTÉ ? (si PV, mettre le lien menant au poste vacant ; idem avec les recherches de liens) : Recherche de lien : . VOTRE PLUS GRANDE PEUR VIS-À-VIS DE #FRAT7YL : ici. UN DERNIER MOT ♥ ? ici.

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MessageSujet: Re: PETER ▬ & the black saga ends as it began : in immense tragedy.   Dim 9 Mar - 20:44

L'HISTOIRE D'UNE VIE ... LA TIENNE, OUI !
« you made me feel as if my worth was nothing against yours. »


When All Is Said And Done ...


"Le bonheur, c'est comme un orgasme géant : l'objectif ultime vers lequel on tend sans pour autant réussir à le voir venir. Pour l'atteindre, il faut travailler dur. Il faut persévérer. La patience est une vertu primordiale pour le trouver et, sans elle, nombreux se retrouvent à rentrer chez eux déçus. Pour l'atteindre ... Il ne faut jamais baisser des bras. Je l'ai connu, cet orgasme. Mieux, encore : je l'ai vécu pendant neuf années. La célébrité, la gloire, la notoriété, la crédibilité ... Il n'y avait pas une seule ombre au tableau. Pas une seule faille dans le système. Après des années de vaines tentatives à percer sur le marché, j'avais enfin trouvé la formule gagnante : j'avais enfin su vendre mon nom d'une façon qui m'annonçait une brillante carrière. Pendant un temps, ce fut même le cas. Et puis ... Et puis, tout s'est effondré. Le château de mon succès descendu en ruines. Mes rêves, mes ambitions, mon oeuvre elle-même tous détruits. Un beau jour, je me suis réveillé, et il ne me restait plus rien que mon argent et ma femme. Plus de succès. Plus de crédibilité. Et ça ... Je peux vous avouer que ça m'a presque tué. Après un orgasme, les hommes ont tendance à s'endormir. Certains appellent ça une petite mort. Pour ma part, l'obtention du bonheur a eu un effet similaire sur ma vie : moi aussi, je me suis endormi. En effet, à la perte de ma carrière, je me suis senti comme mort. Et encore une fois, il a fallu que je m'accroche pour me relever. La vie m'avait baisé et ça ne m'avait même pas rendu heureux. À nouveau, j'oeuvre vers un bonheur ... Plus léger, cette fois-ci. Moins grandiose, moins extraordinaire mais plus réaliste et tangible. Un bonheur que je pourrais tenir entre mes mains et qui ne s'envolera pas du jour au lendemain. C'est un bonheur comme ça, qu'il me faut car j'ai vite découvert que sans bonheur, il ne me restait plus rien. Pas même une raison de vivre."


L'OEUVRE DE BUZZ COLEMAN


Ayant obtenu son bachelor en littérature anglaise à l'Université de Californie, Los Angeles, à ses vingt-deux ans, Buzz Coleman est publié pour la première fois à ses vingt-trois ans dans des périodiques locaux. Peu de temps après (et malgré certains refus), l'une de ses nouvelles ("What Casey Didn't Want to Know") est publiée pour la première fois dans un magazine national. Enchainant les acceptations de diverses publications, il ne faut pas longtemps pour que Buzz Coleman devienne un nom récurrent dans le milieu de la publication de périodiques. Âgé de vingt-quatre ans, il commence à travailler sur le manuscrit qui deviendra éventuellement le roman à part entière "BLACK." tout en obtenant un poste en tant que pigiste pour le magazine "Poets & Writers". Là bas, il publie des articles offrant des conseils vis à vis des choix stylistiques d'un auteur ainsi que des astuces utiles à la construction d'histoires solides et passionnantes. Après avoir fini le premier jet de "Black : a man's life", Coleman et sa femme déménagent à New York afin de se plonger au coeur du hub d'édition des États-Unis. Il soumet alors son manuscrit initial à plusieurs maisons d'éditions parmi lesquelles se trouvent Penguin Group (USA), HarperCollins, Scholastic et Random House. Cette dernière est la seule à manifester un intérêt en son scénario et décide de lui proposer un contrat de deux livres, spécifiant cependant qu'il se pourrait que son contrat soit prolongé si ses livres parviennent à obtenir un succès suffisant.

Buzz Coleman se met donc à rédiger son deuxième roman, "Caleb Black's wife.", qu'il termine un an plus tard, à ses vingt-six ans. Les deux romans sont alors retravaillés pour correspondre aux attentes de Random House ; ils sont par ailleurs renommés "BLACK." et "BLACK wives." respectivement sur l'accord de l'auteur et de l'éditeur. Les livres sont publiés simultanément dans un coffret de collection intitulé "the BLACK saga." lorsque Coleman est âgé de vingt-sept ans. En moins de huit mois, la collection figure dans le top trois des Bestsellers du New York Times et Buzz Coleman devient officiellement l'un des succès les plus récents (et profitables) de Random House. Il est d'ailleurs l'un des nominés aux "National Book Awards" dans la catégorie "National Book Award for Fiction" pour le deuxième volet de la saga ("BLACK wives.") mais ne remporte pas le prix. Nombreuses publications citent par ailleurs la collection dans les listes des meilleurs oeuvres de l'année 2002. La maison de publication décide donc de renouveler son contrat pour une durée de trois romans, parmi lesquels devront figurer au moins un volet succédant à ses deux oeuvres initiales. Coleman se met alors à travailler sur deux projets de façon simultanée : "Dawning Troubles" et "BLACK wounds.", qui sont publiées à six mois d'intervalle lorsque l'auteur a vingt-neuf ans. "BLACK wounds." devient un succès international (ayant déplacé un nombre inattendu de ventes aux États-Unis ainsi qu'au Canada et au Royaume-Uni) et obtient non seulement bon nombre d'accolades par les critiques littéraires contemporaines mais également une nomination au Prix Pulitzer de la Fiction de 2005 ainsi qu'une deuxième nomination aux "National Book Awards" en 2004. "BLACK wounds." est également classé premier sur la liste des bestsellers du New York Times. Cependant, malgré la victoire de "BLACK wounds" au "National Book Award for Fiction" et les prédictions de bon nombre d'autorités dans le milieu, "BLACK wounds." ne gagne cependant pas le Prix Pulizter de la fiction 2005, qui est décerné à "Gilead" de Marilynne Robinson. La nomination vaut cependant à Coleman une renégociation de contrat avec une augmentation de salaire et une demande pour quatre oeuvres supplémentaires (en plus du troisième livre attendu par son contrat actuel). Suite à sa nomination au Prix Pulitzer de 2005, les rumeurs fusent au sujet d'une possible suite aux romans de "the BLACK saga." Ces rumeurs s'avèrent véridiques lorsque "BLACK worlds." parait en 2006. Si ce volume obtient un succès modéré aux États-Unis par rapport à ses oeuvres précédentes (n'obtenant que la cinquième place sur la liste des bestsellers du New York Times), il déplace bon nombre de ventes à l'étranger (davantage, encore, que "BLACK wounds.") et est bien reçu par les critiques.

Coleman reste donc rentable pour Random House et il est décidé que ses prochains romans se concentreront sur d'autres univers que celui crée pour "the BLACK saga." Il est cependant question d'une adaptation cinématographique de "the BLACK saga." ; des castings sont donc effectués dans la recherche d'acteurs et d'actrices adéquats aux divers personnages de son oeuvre. Des acteurs de notoriété publique sont considérés pour les divers rôles dont Zoe Saldana, qui obtient rapidement le rôle de Deborah Black, protagoniste féminin principal de "BLACK wives." Plusieurs rencontres entre Coleman et Saldana prennent place afin de pouvoir discuter du script et de son interprétation du personnage, l'auteur ayant choisi de participer à la production du film. C'est à cette époque que Coleman bénéficie de sa première instance de mauvaise presse, les médias décidant de soupçonner une potentielle liaison entre Saldana et Coleman. Malgré tout, Coleman continue de rédiger son opus suivant, influencé par les évènements tumultueux de sa vie et termine le jet final de celui-ci fin 2006. Est publié en 2007 le roman "Dark Dames" (suite de "Dawning Troubles"), un livre à fort potentiel qui toutefois est mal reçu par les critiques et par ses lecteurs, traitant de thèmes trop sombres au gout de son public établi et d'une étude superficielle du lieu dans lequel l'oeuvre se déroule, à savoir, la Suède, pays duquel son meilleur ami d'université originait. Déçu par la réception de son dernier roman, Coleman décide de prendre une pause sabbatique de quelques mois afin de pouvoir se ressourcer et trouver de nouvelles sources d'inspirations. Il se pose donc dans un chalet près d'un lac avec sa femme. Là bas, une nouvelle idée de roman (tous publics, cette fois-ci) germe dans sa tête et devient éventuellement l'oeuvre "The Lost Conspiracy", qui se voit publiée en 2009, lorsque Coleman a 34 ans. Le roman a cependant un faible succès, les critiques le trouvant peu original. Cela est très certainement dû au fait que l'un des employés de Random House a vendu une bonne partie des informations sur le roman à l'une des compétitrices de Coleman, qui s'est empressée de se réapproprier toutes ses meilleures idées pour publier un roman intitulé "Romans and Revenge".

Révolté par l'injustice qu'il a subi, Buzz Coleman décide de porter plainte mais se rend compte qu'il n'a pas la possibilité de trainer sa concurrente en justice par manque de réelles preuves du plagiat ayant eu lieu. Il discute donc avec Random House afin de négocier la possibilité davantage de sécurité pour les prochains manuscrits de ses oeuvres. Malgré sa baisse de popularité récente, ses éditeurs ont toujours pour mission de contenter Coleman et de respecter ses voeux. C'est ainsi qu'ils décident de l'aider à préserver son prochain projet dans le plus grand des secrets en n'informant qu'une sélection limitée de leurs employés qu'il travaille sur un nouveau roman et en s'assurant que les divers jets et chapitres ne soient transmis qu'aux employés dits "de confiance". En 2010, une rumeur circule concernant la rédaction de "BLACK whites.", une potentielle suite à "the BLACK saga." Si Random House refuse de confirmer la prochaine publication d'un tel volume, elle annonce cependant fin 2010 que "Lost in Languishing" sera le roman suivant de Buzz Coleman et entrera sur le marché au printemps de 2011. Deux mois avant sa publication, cependant, "Lost in Languishing" est publié sur Internet de façon gratuite sans explication, ce qui a un impact considérablement négatif sur le chiffre de ventes de l'oeuvre (qui a déjà souffert de la mauvaise presse à laquelle l'auteur est récemment devenu sujet). Bien que la réception des critiques littéraires n'est pas entièrement négative, personne ne semble apprécier le roman à sa juste valeur étant donné que sa mise en vente a dû être accélérée afin de tenter de réduire l'impact de sa fuite en ligne. Le roman n'a donc pas pu être finalisé (la fin s'étant retrouvée bâclée et sans réelle substance) et est même considéré comme l'une des pires oeuvres de son catalogue par Coleman en personne.

Peu de temps après ce scandale, les premiers chapitres rédigés de "BLACK whites." apparaissent sur Internet, à la plus grande déception de Buzz Coleman. Quatre semaines plus tard, voilà qu'il entre en réunion avec les gérants de Random House pour négocier l'annulation de son contrat, préférant quitter le monde de l'écriture suite à ses récentes déceptions dans l'industrie de la publication. Deux mois plus tard, Coleman met en ligne sur son site officiel une lettre ouverte expliquant son choix de quitter le monde de l'écriture, remerciant ses fans et supporteurs durant sa longue carrière de neuf ans et leur promettant un retour à l'écriture si jamais l'envie et l'inspiration lui reprennent un jour. Il signe par ailleurs un contrat avec Random House qui l'obligerait à leur envoyer tout nouveau manuscrit en exclusivité s'il venait à changer d'avis quand à son abandon de sa carrière d'écrivain. Avant de ranger définitivement sa plume, une version corrigée de "Lost in Languishing" est publiée avec des corrections additionnelles, des ajouts de chapitres et une fin mieux adaptée à l'idée que Coleman se faisait du roman. Coleman prend également soin d'y ajouter une lettre justifiant cette nouvelle édition du texte, expliquant que la version originale n'était pas achevée à ses yeux et méritait une fin digne de ce nom. Malgré les tirages limités du roman dû au manque de popularité récent de Coleman, l'oeuvre connait un succès modéré pour l'auteur désormais retraité : l'édition rectifiée est bien mieux reçue par les critiques qui complimentent Coleman dans son choix d'achever l'oeuvre et dans son style d'écriture recherché et lyrique. La nouvelle édition est ainsi classée dans plusieurs listes de fin d'année (bien qu'elle figure rarement au sommet des listes) et Coleman prend sa retraite avec dignité, non sans regrets.

Pendant plusieurs semaines, l'auteur tente de continuer son premier pour "BLACK whites." avant de se résigner à abandonner définitivement l'écriture, incapable de surmonter l'humiliation subie par ses récents échecs consécutifs. Ayant adopté le pseudonyme de "Nathan Sanders", il se reconvertit donc en critique littéraire, n'hésitant pas à donner des avis tranchés (et pourtant sincères) sur les divers romans qu'il a le loisir de lire dans le cadre de sa nouvelle profession.


BIBLOGRAPHIE DE BUZZ COLEMAN À RANDOM HOUSE


Titre de l'Oeuvre : BLACK.
Date de Publication : 27 Octobre 2002
Format(s) : Coffret de deux livres reliés ("the BLACK saga." contenant les deux premiers tomes de la série) ; livre broché vendu à l'unité (17 Décembre 2003) ; Coffret Intégral "the BLACK saga : Volumes I-IV" (Relié ; 10 Août 2010)
Nominations : //
Prix Reçus : 3ème bestseller du New York Times (2002)
Réception Commerciale : Forte réception commerciale
Accueil des Critiques Littéraires : Réception positive de la part des critiques littéraires
Résumé : Rikers Island, 1987. Dans un monde dystopique où les africains-américains sont victimes d'oppression de la part des "peaux claires", Caleb Black est le personnage principal d'un texte explorant les dures conditions de vie des divers prisonniers de Rikers Island (réaménagée pour accueillir des détenus à peau sombre). Le lecteur apprend rapidement que Caleb n'est pas un prisonnier conventionnel : il s'est retrouvé incarcéré et condamné à une peine de dix années de régime cellulaire uniquement pour s'être battu à sang avec un américain privilégié ayant manqué de respect à sa femme dans la rue. Le texte dénonce le racisme, la discrimination et l'intolérance tout en soulevant des problèmes importants tels que l'oppression, la souffrance (à la fois physique et morale) et le rôle essentiel de l'entraide dans une société où il n'y a, en pratique, ni foi ni loi. Ayant au départ des difficultés à s'adapter à son nouveau mode de vie, Caleb s'habitue cependant rapidement à la vie en prison, s'alliant même par choix stratégique avec d'autres détenus dans le but de s'assurer de sa propre survie. Une explosion se déroulant dans la prison à la fin du roman provoque la libération de la majorité des prisonniers. Ceci provoque une émeute dont nombreux des détenus profitent pour s'évader de la maison d'arrêt. Alors que Caleb s'apprête lui aussi à s'enfuir, il s'arrête afin de s'interposer entre l'un des gardes de sécurité qui menace de tirer sur une jeune prisonnière à bout portant, ce qui lui vaut un coup de révolver à la fin du récit.

Titre de l'Oeuvre : BLACK wives.
Date de Publication : 27 Octobre 2002
Format(s) : Coffret de deux livres reliés ("the BLACK saga." contenant les deux premiers tomes de la série) ; livre broché vendu à l'unité (17 Décembre 2003) ; Coffret Intégral "the BLACK saga : Volumes I-IV" (Relié ; 10 Août 2010)
Nominations : National Book Award for Fiction (2003)
Prix Reçus : 3ème bestseller du New York Times (2002)
Réception Commerciale : Forte réception commerciale
Accueil des Critiques Littéraires : Acclamation universelle de la part des critiques littéraires
Résumé : Harlem, 1990. Deborah est votre femme au foyer typique, si on oublie le fait que cela fait trois ans qu'elle n'a pas vu son mari, qu'elle élève ses deux enfants en bas âge seule et qu'elle vit dans un monde où avoir la peau sombre équivaut à n'avoir aucune valeur humaine. Contrainte par les circonstances de s'endurcir et de s'affirmer, Deborah est victime de nombreuses invasions de domiciles. Les pillages augmentent en nombre et en portée au fil des semaines et Deborah est rapidement forcée à vendre ses possessions progressivement afin de pouvoir investir en de nouvelles serrures et autres systèmes de sécurité pour sa demeure. Si elle l'ignore encore, elle n'est cependant pas seule : le quartier est d'ailleurs pratiquement peuplé uniquement de femmes dont les maris ont disparus, ayant soit été tués, emprisonnés ou s'étant échappés vers l'étranger. Rempli d'émotion, de drame, de tragédie et de sagesse, ce récit explore en détail la complexe psychologie de Deborah et son évolution de jeune femme ignorante à femme sage qui fait rapidement office de mère et de modèle aux autres jeunes filles du quartier. Alliée aux autres femmes dans sa situation dans ce qu'elles ont officieusement baptisé "The Surviving Women's Union", Deborah s'épanouit psychologiquement à défaut de pouvoir réellement trouver le bonheur. Le roman se termine sur une note de suspense lorsque la mère célibataire entend un bruit suspect provenant de la porte du fond de sa maison alors qu'elle fait la cuisine. Cessant toutes ses activités, elle s'arme du premier couteau qu'elle trouve sous la main et se rapproche prudemment vers le point d'accès, prête à se défendre, elle et ses enfants, si nécessaire. Ce récit poignant de la survie d'une femme dans un monde qui ne fait que d'essayer de la détruire et de la rabaisser plus bas que terre est une oeuvre incontournable de la collection d'écrits de Buzz Coleman.

Titre de l'Oeuvre : Dawning Troubles
Date de Publication : 13 Avril 2004
Format(s) : Relié ; Broché (02 Décembre 2004) ; Coffret de deux livres brochés ("Agnes's Fate", paru le 18 Décembre 2008 en tirage limité dédicacé par l'auteur en personne)
Nominations : Nautilus Book Award for Fiction (2004)
Prix Reçus : 9ème bestseller du New York Times (2004)
Réception Commerciale : Relativement forte
Accueil des Critiques Littéraires : Accueil positif de la part des critiques littéraires
Résumé : Agnes a quinze ans. Agnes est jeune. Agnes est aussi belle que le printemps, aussi fraiche que l'hiver et aussi innocente qu'un bouton de rose. Agnes fascine naturellement tous les garçons qu'elle croise sur son chemin. Ses lèvres rouges les interpelle, leur provoquant à la fois des envies de l'embrasser et le désir de la posséder, mais Agnes refuse de céder aux avances de tous les jeunes gens qui se présentent à elle, persuadée que les garçons sont trop inconsistants dans leurs choix et ne pourront que briser son coeur. Ce n'est que lorsque son professeur d'histoire tente de la séduire qu'elle cède à ses avances, découvrant pour la première fois et l'amour et sa sexualité. Si sa liaison avec celui-ci lui semble à la fois prometteuse et idyllique, une ombre se profile rapidement à l'horizon lorsqu'Agnes apprend qu'elle est enceinte et que son professeur refuse de coopérer. Elle a recours au chantage pour obtenir ce qu'elle veut de lui. S'engageant ainsi dans un jeu mortel, Agnes ignore que l'homme qu'elle aime cherche secrètement à se débarrasser d'elle par peur qu'elle ne ternisse sa belle vie idéale. Celui-ci tente de l'éliminer par divers recours mais échoue à chaque fois. Éventuellement, Agnes commence à avoir des soupçons concernant l'authenticité de l'affection de son compagnon et se décide à suivre ses moindres mouvements. Elle comprend rapidement ses desseins et décide de lui donner la mort avant qu'il ne puisse en faire de même avec elle. C'est donc quotidiennement qu'elle dissimule des légères doses de poison dans sa nourriture, espérant que son décès arrivera avant qu'il ne réussisse à se débarrasser d'elle. À la fin du roman, Agnes laisse son amant pris au piège, l'enfermant dans sa chambre après l'avoir bâillonné et ligoté, le laissant pour mort. Elle prend alors le premier avion pour Stockholm avec l'argent dudit professeur, déterminée à retrouver sa soeur qui y possède son propre commerce afin que celle-ci l'aide à élever son enfant.

Titre de l'Oeuvre : BLACK wounds.
Date de Publication : 10 Octobre 2004
Format(s) : Relié ; Broché (20 Mars 2005) ; Coffret Intégral "the BLACK saga : Volumes I-IV" (Relié ; 10 Août 2010)
Nominations : National Book Award for Fiction (2004), Pulitzer Prize for Fiction (2005), Nautilus Book Award for Fiction (2005)
Prix Reçus : 1er bestseller du New York Times (2004 & 2005, deux années consécutives), National Book Award for Fiction (2004), Gold Nautilus Book Award for Fiction (2005)
Réception Commerciale : Très forte réception commerciale
Accueil des Critiques Littéraires : Acclamation universelle de la part des critiques littéraires
Résumé : Considéré par nombreux comme étant l'un des meilleurs écrits issus de la plume de Buzz Coleman, "BLACK wounds." voit le retour du héros éponyme de la saga. Deux mois se sont écoulés depuis la fin du premier roman (dans lequel il reçoit un coup de révolver). Ayant subi de graves hémorragies suite à sa blessure, il a cependant été sauvé par les quelques détenus ayant décidé de rester sur Rikers Island malgré le fait qu'ils avaient maintenant la possibilité de s'échapper. Pris d'une forte fièvre et d'épisodes délirants pendant deux semaines, Caleb survit miraculeusement à ses blessures. Il a cependant des difficultés à se mobiliser, ayant souffert à un coup dans l'abdomen, et limite ses déplacements au maximum pendant les trois premiers mois suivant son rétablissement. Assisté par Nevaeh, la détenue à qui il a sauvé la vie à la fin du premier volume, une connexion se forme rapidement entre eux lorsqu'ils partagent leurs expériences passées : Caleb se rend compte qu'il a trouvé une femme qui voit le monde comme lui et a été emprisonnée non pas pour un crime commis mais par la mauvaise foi des juges. Si le plan initial de celle-ci avait été de s'évader, le sacrifice que Caleb était prêt à faire pour lui sauver la vie l'a poussée à rester. Caleb se rend cependant compte, petit à petit, qu'il n'a pas été informé de tous les évènements ayant pris place durant ses deux semaines de convalescence. Il apprend éventuellement par Nevaeh que les officiers à peau claire occupant la prison au moment de l'explosion avaient soit été tués sous le choc de celle-ci, soit été tués par les détenus lors de leur fuite ou s'étaient soit retirés à la première opportunité qu'ils avaient trouvé. Elle lui avoue alors que nombreuses prisons à travers la nation se sont retrouvées dans des situations similaires à la leur, ce qui explique pourquoi le gouvernement n'a pas encore envoyé des représentants des forces de l'ordre venir régler la situation de Rikers Island, étant donné que leur cas est "moins important qu'ailleurs". Les habitants de la prison désaffectée continuent de vivre en paix le temps que tous ceux présents soient prêts à se déplacer ; ceux capables de se mouvoir ont la charge d'aller jusqu'en ville piller les magasins pour ramener de la subsistance à l'intégralité du groupe. Nevaeh et Caleb entament une liaison physique fusionnelle qui leur procure tous deux du confort dans leur solitude partagée. Lorsque Caleb se sent prêt à assister les autres ex-détenus, il se porte volontaire pour accompagner ses compagnons sur l'une de leurs missions d'extraction de victuailles au plein coeur de New York, malgré la réticence de Nevaeh face à ce choix. Une fois arrivé à New York, Caleb se rend compte que la ville est semée dans l'anarchie totale : la majorité des magasins ont leurs vitres brisées, les voitures abandonnées et parfois, même, détruites sur la route sont nombreuses et peu de gens se promènent dans la rue le soir. Les hommes entrent alors dans le premier magasin qu'ils trouvent et y effectuent un holdup. Bien que réticent initialement à l'idée de menacer des innocents, Caleb accepte d'aider les autres lorsque ceux-ci lui garantissent que leurs révolvers ne sont pas chargés et que personne ne sera blessé. Son acceptation se transforme cependant en refus lorsque l'un des ex-prisonniers abat le caissier du magasin avec son révolver. Révolté, Caleb s'enfuit, disparaissant dans les rues de New York et marchant avec précaution dans les ruelles les plus sombres de la ville. C'est alors qu'il se décide à rentrer chez lui, se rappelant subitement qu'il possède une famille qui doit sans doute avoir besoin de lui dans ce monde sombre et chaotique. Tentant de rentrer en s'infiltrant par la porte arrière de sa maison, Caleb se retrouve face à sa femme, Deborah, qui le menace avec un couteau. Lorsque celle-ci le reconnait, elle baisse cependant son arme et entre en état de choc. Les deux époux se retrouvent alors l'espace d'une nuit et s'endorment côte à côte. Le matin arrive alors et Caleb et Deborah sont confrontés à un choix difficile : doivent-ils continuer de vivre ici au mieux de leur capacité ou devraient-ils songer à l'évasion, se sentant las de vivre dans une société qui a pour seul but leur humiliation et, éventuellement, leur extermination ?

Titre de l'Oeuvre : BLACK worlds.
Date de Publication : 02 Septembre 2006
Format(s) : Relié ; Broché (30 Juin 2007) ; Coffret Intégral "the BLACK saga : Volumes I-IV" (Relié ; 10 Août 2010)
Nominations : Nautilus Book Awards (2006)
Prix Reçus : 5ème bestseller du New York Times (2006), Silver Nautilus Book Award for Fiction (2006)
Réception Commerciale : Relativement forte
Accueil des Critiques Littéraires : Bien reçu de la part des critiques littéraires qui estiment que l'auteur a bien rédigé et ficelé les fondements de l'histoire qu'il a introduits en 2002 lors de la parution de "BLACK." Les critiques sont cependant très vocales quant à leur déception face à l'absence de Caleb et Deborah, expliquant que l'essence même de la saga reposait sur ses deux personnages principaux.
Résumé : Washington D.C., 1950. L'année commence mal avec une hausse du taux de crime national commis par des citoyens d'origine africaine-américaine. Les officiaux ignorent cependant volontairement le fait que les crimes commis par les américains à la peau claire ont également accusé une hausse (bien plus importante, d'ailleurs, en termes de pourcentages) au sein du pays. Rapidement, les manifestations en faveur de l'égalité raciale et la fin de la discrimination et de la ségrégation au sein du pays américain irrite les agents des forces de l'ordre, qui deviennent plus agressifs et virulents dans leurs réactions face aux manifestants pourtant généralement paisibles. Le 07 Janvier 1951, une fillette de cinq ans est tuée d'un coup de matraque par un policier à peau claire qui, malgré les plaintes des parents de l'enfant et des témoins, ne subit aucune représailles pour son acte criminel. Cette petite fille s'appelait Amy Black et était la petite soeur de William Black, alors âgé de douze ans. Ecoeurés par tant d'injustice, les africains-américains continuent leurs manifestations de plus belle tandis que le père d'Amy décide de prendre la justice entre ses propres mains et d'abattre à bout portant l'homme qui a assassiné sa fille. Cela lui vaut la peine de mort, malgré les protestations, encore une fois, de sa famille et des témoins du meurtre d'Amy Black. Les forces de l'ordre ne veulent rien entendre et pendent Samson Black le 18 Novembre 1951. De 1951 à 1953, d'autres incidents de ce type éclatent et prennent des proportions épiques aux États-Unis. Les forces de l'ordre n'hésitent pas à tirer sur les foules d'africains-américains dans la rue et, en guise de représailles, ceux-ci organisent plusieurs bombardements dans les villes pionnières de la ségrégation et du racisme (Washington, Los Angeles, New York et Chicago). Le 29 Avril 1953, le président Dwight D. Eisenhower est poignardé quatre mois après son élection par Michael Moore, un citoyen à peau sombre qui est abattu sur place. En Juin 1953, le nouveau président des États-Unis passe un décret déclarant que dorénavant, tout manque de respect de la part des africains-américains à peau claire serait sévèrement puni. Horrifiés, les africains-américains cessent toutes leurs activités en entendant cette transmission radio, découragés de se rendre compte que tous leurs efforts pour obtenir une égalité entre eux et les américains à peau claire n'avaient au final abouti à rien, ayant empiré leur situation plutôt que de l'améliorer comme ils l'avaient prévu ...

Titre de l'Oeuvre : Dark Dames
Date de Publication : 17 Juin 2007
Format(s) : Relié ; Broché (22 Février 2008) ; Coffret de deux livres brochés ("Agnes's Fate", paru le 18 Décembre 2008 en tirage limité dédicacé par l'auteur en personne)
Nominations : Nautilus Book Award for Fiction (2007)
Prix Reçus : 6ème bestseller du New York Times (2004)
Réception Commerciale : Relativement forte
Accueil des Critiques Littéraires : Accueil mitigé de la part des critiques littéraires qui estiment que le texte est trop sombre et cru par rapport aux oeuvres précédentes de Coleman
Résumé : Lorsqu'Agnes arrive à Stockholm, sa folie des grandeur est rapidement mise à l'épreuve par une prise de conscience de la réalité inquiétante : sa soeur qu'elle croyait gérante d'un prestigieux établissement n'est autre qu'une des prostituées d'un bordel local. Elle n'a plus de ressources, ne peut plus retourner en Angleterre par peur d'être incarcérée et n'a personne d'autre vers qui se tourner. Sa soeur accepte cependant de lui venir en aide à une seule condition : lorsque son enfant sera né, Agnes devra accepter d'entrer elle aussi dans la prostitution afin de l'aider à gagner des fonds pour son projet personnel : celui de créer une boutique de vêtements. Agnes accepte à contre-coeur, n'ayant pas d'autre option à sa disposition, et poursuit sa grossesse en appréhendant toutefois la naissance du nourrisson. Elle est d'ailleurs effrayée par la naissance de celui-ci, ne sachant pas comment l'élever par la suite et n'ayant pas non plus envie de le mettre en adoption. Elle n'a cependant plus de choix à faire lorsqu'elle se rend compte que son bébé est mort-né et n'a donc plus de raison de refuser d'aider sa soeur. À ce stade dans sa vie, Agnes se rend compte qu'elle n'a pas réellement d'autre choix et qu'ayant franchi la ligne du meurtre, elle peut bien maintenant sombrer dans une vie de débauche. Elle tombe cependant dans une dépression profonde due à sa nouvelle profession étant donné qu'une année auparavant, elle avait toutes les cartes en main pour s'assurer un brillant avenir. Très vite, cependant, Agnes se rend compte que la prostitution est plus complexe qu'elle n'aurait pu le croire et que les collègues de sa soeur sont moins inoffensives qu'elles en ont l'air. Elle finit cependant par respecter celles-ci lorsqu'elles se rendent compte que le fait d'exercer le métier de femme publique ne les rend pas moins femmes pour autant et son admiration pour elles grandit lorsqu'elle en apprend plus sur les raisons qui les ont poussées à s'orienter dans une telle profession. Elle rejette cependant sa soeur qui, à ses yeux, n'avait aucune raison valable pour s'orienter dans une telle voie. Vers la moitié du récit, un des clients insiste pour qu'Agnes soit la femme avec qui il passera la nuit. Face à la réticence de celle-ci, cependant, les autres femmes s'interposent et refusent d'honorer sa requête. Celui-ci décide donc de se venger quelques semaines plus tard et viole Agnes dans les rues de Stockholm. Lorsque sa soeur apprend cette nouvelle, furieuse, elle décide de prendre la justice entre ses mains avec les autres femmes du bordel ; elles vont alors aux trousses de ce riche homme d'affaires aux ressources nombreuses et fatales. Le récit entier est raconté du point de vue d'Agnes, à son procès, à Londres, en 2005, devant rendre des comptes au tribunal pour le meurtre de son professeur d'Histoire et celui du client de Stockholm. Un livre poignant explorant en profondeur et avec une précision surprenante la psychologie d'une adolescente poussée à murir au delà de son âge, il est cependant recommandé aux publics avertis. Âmes sensibles s'abstenir.

Titre de l'Oeuvre : The Lost Conspiracy
Date de Publication : 02 Décembre 2009
Format(s) : Relié ; Broché (17 Juin 2010)
Nominations : //
Prix Reçus : 19ème bestseller du New York Times (2002)
Réception Commerciale : Médiocre
Accueil des Critiques Littéraires : Accueil médiocre de l'oeuvre qui a leurs yeux est trop similaire au roman "Romans and Revenge" paru trois mois auparavant
Résumé : Jake Marshall, un historien avide de connaissances et de découvertes, pense avoir fait la découverte de sa vie lorsqu'un de ses amis archéologues vient à lui avec un coffre rempli de manuscrits qui pourraient potentiellement prouver que le meurtre de John F. Kennedy était réellement un complot et non un incident sans réelle raison. Impatient à l'idée de partager leur découverte avec le reste du monde, les deux amis en oublient que cette histoire récente possède encore des répercussions sur le monde d'aujourd'hui et que la découverte de leur vie pourrait très bien être celle qui annonce leur mort. Poursuivis par une organisation dont le seul but est de s'assurer que la vérité n'éclate jamais au sujet de cette affaire, Jake se retrouve éventuellement seul face à l'opposition sans savoir comment faire pour survivre maintenant qu'il est poursuivi. Lorsque finalement il se rend à l'évidence que quoi qu'il fasse, il ne sera plus jamais en sécurité, il diffuse sur Internet des versions scannées du manuscrit, sachant pertinemment que toute information publiée sur le net n'en disparait jamais réellement. Ses poursuivants le retrouvent alors et l'abattent comme prévu mais constatent après coup qu'ils sont arrivés trop tard. Grâce aux gestes de Jake, les rouleaux sont rapidement mis en relation avec le monde moderne et le gouvernement américain entame une chasse aux têtes de toutes les personnes qui, d'après ce complot déterminé à faire taire cette affaire pour l'éternité, auraient été mêlées à la conspiration.

Titre de l'Oeuvre : Lost in Languishing
Date de Publication : 10 Mars 2011
Format(s) : Relié
Nominations : //
Prix Reçus : 25ème bestseller du New York Times (2002)
Réception Commerciale : Faible
Accueil des Critiques Littéraires : Réception chaleureuse bien que peu impressionnée des critiques littéraires
Résumé : Albert s'occupe de sa femme Edith qui est paraplégique depuis un accident de voiture dans lequel ils se sont tous deux retrouvés quelques années auparavant. Se sentant au départ incroyablement coupable de la paralysie de la femme, le temps et l'assistance qu'il lui apporte au fil des années lui procurent du soulagement étant donné qu'il a l'impression de se racheter pour sa maladresse en promettant à Edith une loyauté à vie ainsi qu'un service régulier afin de limiter au maximum ses souffrances. Cela fait cinq ans qu'Edith est paralysée et trente-cinq ans qu'elle est l'épouse d'Albert. Ensemble, ils ont fait le tour du monde, et son persuadés qu'ils feront face à la mort main dans la main, la bravant comme les deux aventuriers qu'ils aiment penser être. Un jour, alors qu'Albert va faire son examen médical annuel, son médecin se rend cependant compte d'une anomalie dans son anatomie et décide de lui faire passer des radiographies et autres examens médicaux. C'est avec le coeur lourd qu'Albert apprend qu'il possède certains des symptômes s'apparentant au cancer de la prostate et qu'il y a de grandes chances d'en en perdre la vie. Tourmenté entre le besoin de partager ses craintes de mourir avec Edith et sa peur de la contrarier en la dérangeant avec ses soucis alors qu'elle-même souffre constamment à cause de son handicap, Albert se décide finalement à ne jamais révéler la réalité à sa femme. Un jour, cependant, la douleur engendrée par la tumeur est tellement forte qu'Albert en perd connaissance. Edith appelle donc les urgences et insiste pour que les ambulanciers l'emmènent avec son mari, terrifiée à l'idée de le perdre tant elle est dépendante de lui. Albert est alors opéré pendant une durée de six heures pendant lesquelles Edith se remémore tous les bons moments passés en la présence de son mari. Alors qu'elle s'effondre en sanglots, un médecin sort de la salle d'opération afin de lui annoncer que son mari est mort.

Titre de l'Oeuvre : Lost in Languishing (Nouvelle Édition)
Date de Publication : 17 Décembre 2011
Format(s) : Relié ; Broché (12 Juillet 2012)
Nominations : Nautilus Book Award for Fiction (2012)
Prix Reçus : 12ème bestseller du New York Times (2002), Grand Winner - General Adult Nautilus Book Award for Fiction (2012)
Réception Commerciale : Moyenne
Accueil des Critiques Littéraires : Accueil chaleureux de la part des critiques qui ont apprécié l'honnêteté de l'auteur dans sa lettre expliquant la ré-édition du roman ainsi que les ajouts et modifications effectués à cette édition finale.
Modifications par rapport à la première édition : Des chapitres sont rajoutés au début du roman et entre les chapitres intermédiaires de celui-ci afin de mettre davantage d'accent sur la vie de couple d'Albert et d'Edith et d'explorer en plus de profondeur la psychologie des deux personnages. La différence fondamentale dans les deux textes se trouve cependant à la fin du récit, lorsqu'Albert est emmèné à l'hôpital : lorsqu'Edith éclate en sanglots, le médecin lui annonce que l'opération d'Albert s'est bien passé et qu'il a survécu à la procédure. Malheureusement, ils n'ont pas réussi à lui ôter la tumeur, ce qui signifie que son temps sur terre reste limité. Prenant conscience de cela, Edith décide de profiter du peu de temps qu'il lui reste avec le seul amour de sa vie en lui tenant compagnie aussi longtemps que possible, s'étant arrangée avec les voisins pour qu'ils l'emmènent à l'hôpital une fois par jour. Les deux conjoints parviennent ainsi à renouer leurs liens et à évacuer tous les non-dits accumulés entre eux au fil des années. Albert décède finalement après un mois d'hospitalisation, suite à quoi Edith s'effondre sur son corps inerte pour exprimer son mécontentement face à l'injustice du cosmos et son désir de mourir, se sentant incapable de continuer à vivre sans l'autre moitié de son âme.


ARTICLES ET COUPURES DE JOURNAUX


11 Mars 2003, The New York Review of Books


Il y a dix mois, le nom de Buzz Coleman ne signifiait rien, pas même à l'oreille du lecteur le plus assidu du pays. Malgré les diverses publications de l'auteur à travers la nation dans différents périodiques au cours des dernières années, ses écrits n'ont jamais suscité un intérêt réel auprès des autorités littéraires. Déterminé à percer sur le marché, ce n'est que lorsque l'auteur signe son premier contrat avec Random House au début de l'année 2001 que son avenir prend forme et que son succès présent commence à se concrétiser. Ce contrat annonçait un nouveau tournant dans la vie de l'auteur à fort potentiel, qui pouvait bénéficier d'une certaine célébrité si son oeuvre se retrouvait vendue de façon conséquente suivant les premiers mois après sa parution. Sont publiés "BLACK." et "BLACK wives." le 27 octobre 2002, deux volumes réunis simultanément dans un coffret de collection, un format d'impression qui surprend non seulement par son manque de respect des conventions de l'industrie (où les deux volumes sont traditionnellement imprimés séparément puis rassemblés dans un coffret à prix-réduit) mais également car il annonce l'arrivée d'un inconnu virtuel sur le marché. La maison d'édition Random House a investi énormément de son budget dans la promotion de "the BLACK saga." l'été dernier, persuadée que leur nouvelle recrue serait capable de faire un franc succès.

Si la campagne promotionnelle nationale de "the BLACK saga." parvient à donner à Coleman l'exposition dont il a besoin pour pouvoir percer sur le marché, ce n'est cependant rien d'autre que la qualité de l'écriture de l'auteur qui parvient à propulser son oeuvre au sommet de nombreuses listes de bestsellers. En décembre 2002, l'oeuvre a déjà reçu plusieurs nominations et accolades de différentes autorités littéraires. Les avis critiquent semblent se réunir sur le fait que "BLACK." et "BLACK wives." annoncent un "début prometteur" pour un écrivain qui semble "capable d'ériger un univers entier avec comme seul outil ses facultés cognitives". Lorsque nous avons interviewé Buzz Coleman le mois dernier, nous lui avons demandé d'où est-ce que la décision de publier les deux premiers volets de sa série de façon simultanée était venue. Celui-ci a répondu que malgré la réticence initiale des éditeurs, il a été convenu que les deux romans étaient faits pour être possédés ensemble et ne devraient pas être vendus séparément. La décision semble être judicieuse, étant donné que c'est justement le volet "BLACK wives." qui démarque l'auteur de sa horde de compétiteurs, mettant en avant son talent lorsqu'il en vient à la description poignante et réaliste de la psychologie d'une mère célibataire. Ce tome est d'ailleurs celui qui lui a valu l'acclamation des critiques, qui ont toutes (ou presque) chanté ses louanges vis à vis de sa description convaincante et authentique du personnage de Deborah, tant et si bien que certains en sont même venus à se demander si l'auteur de "the BLACK saga." était réellement un homme ou s'il s'agissait d'une femme camouflée derrière un pseudonyme masculin.

Un peu plus de quatre mois après la parution de ses premiers romans à part entière, Buzz Coleman est l'un des auteurs les plus demandés de l'année. Il s'agit d'ailleurs du premier auteur américain à connaitre autant de succès national pour sa première parution depuis l'année 1995. Nombreux sont les magasins qui, ayant commandé une quantité insuffisante de "the BLACK saga.", se sont rapidement retrouvés en rupture de stock de la première édition. Il y a déjà des prévisions d'un deuxième tirage des deux romans qui, d'après les rumeurs, seront réimprimés en version brochée et séparément afin d'adapter l'oeuvre de Coleman aux voyages. Pour ceux ayant échappé à la lecture de "BLACK." et "BLACK wives.", les romans racontent l'épopée de deux personnages vivants dans un monde où les personnes d'origines africaines-américaines sont victimes de forte discrimination raciale. Caleb Black est le protagoniste principal du premier volume de la saga et permet à Coleman d'explorer en détail la condition misérable d'un homme rendu prisonnier pour un délit mineur. Deborah, quant à elle, est le personnage phare du deuxième opus et est présentée de telle façon que tous lecteurs confondus ne peuvent que l'admirer. Elle permet à Coleman de s'essayer à l'exploitation de la psychologie féminine, notamment lorsqu'elle est sujette à de rudes conditions de vie. Coleman est parvenu à construire un univers fascinant et l'explore par le biais de ces deux personnages réalistes et attachants qui semblent étrangement liés au yeux du lecteur alors que les deux récits ne se superposent jamais. Les rumeurs circulant au sujet de Coleman disent qu'une suite est prévue à "the BLACK saga." et que celle-ci continuera d'exploiter les deux personnages introduits dans son oeuvre initiale. Si nous ne pouvons pas confirmer la validité de ces suppositions, nous pouvons toutefois confirmer que nous souhaitons que cela soit le cas étant donné que nous ne pouvons déjà plus nous passer de Caleb et de Deborah, ni, d'ailleurs, des autres personnages décrits par l'auteur.

Tamara Braxton, critique littéraire.


24 Août 2006, Interview avec GQ Magazine (USA)


En ce jeudi après-midi, je suis à Washington D.C. après un vol de trois heures. J'ai du mal à rester concentré tant la chaleur m'étouffe et voilà que je joue avec les boutons de ma veste le temps que Buzz Coleman, l'auteur de renommée, vienne s'assoir sur le canapé en face de moi, vêtu d'un blue jean et d'un polo Lacoste jaune paille. La tenue décontractée et pourtant élégante du romancier semble refléter et sa personnalité et son style d'écriture : à la fois minimaliste mais sophistiquée, employant des éléments simples mais les harmonisant avec brio. L'écrivain qui a su devenir l'une des plumes les plus reconnues à travers le monde en moins de cinq ans a accepté de me retrouver aujourd'hui dans sa chambre d'hôtel afin de me permettre de lui poser plusieurs questions au sujet de sa carrière et de son oeuvre. J'espère qu'il en profitera pour nous révéler des détails sur sa prochaine parution, "BLACK worlds.", dont la sortie est prévue le 2 Septembre dans la plupart des points de vente. Cela fait cinq minutes que Coleman m'a accueilli dans sa demeure temporaire, étant venu à Washington une dernière fois avant la publication de son roman afin de finaliser certains détails techniques au niveau de son scénario.

Je ramasse la tasse de café qu'il a eu l'amabilité de me servir à mon arrivée avant de le regarder dans les yeux et de débuter mon interview. Je commence par lui demander ce qu'il pense de la ville de Washington étant donné que j'en suis moi-même originaire. Riant légèrement, voilà que l'auteur se gratte la tête, comme pour s'assurer qu'il ne fera pas de faux-pas dans sa réponse. "Je trouve que c'est une ville qui vaut le détour. Cela dit, je préfère quand même New York." Pas de café, pour Coleman : dans sa main se trouve un verre d'eau citronnée dans lequel se trouvent quatre glaçons et je sais pour un fait que l'auteur n'en met jamais un de plus ni de moins : il a méticuleusement calculé que quatre était le nombre correct de glaçons qu'il fallait user pour que sa boisson soit à une température qui lui convienne. Je lui demande alors s'il peut nous dire quelque chose au sujet de son prochain roman, "BLACK worlds." (si mes souvenirs sont bons) et si ses lecteurs peuvent s'attendre au retour de Deborah et de Caleb, les deux personnages principaux de sa saga, qui ont été réunis dans le volet précédent, "BLACK wounds.", à la plus grande surprise de ses lecteurs.

Coleman semble alors réfléchir, jaugeant avec réflexion la quantité d'informations que sa maison d'édition l'autoriserait à me divulguer. Il sait sans doute qu'il est judicieux qu'il nous révèle un détail croustillant sur son nouveau texte mais semble conscient que trop en dire pourrait s'avérer fatal sur son chiffre final de ventes. Lorsqu'il reprend la parole, c'est pour nous annoncer - comme on aurait pu s'y attendre - une information minime mais suffisante pour notre interview. "Je peux déjà t'annoncer que Caleb et Deborah ne réapparaitront pas dans ce volume, du moins, pas de façon ... directe. Tu as sans doute vu les publicités dans les magazines, sinon, ce n'est pas grave. Toujours est-il que "BLACK worlds." sera comme un prélude à "BLACK.", "BLACK wives." et "BLACK wounds." La majorité de l'action, comme tu dois t'en douter, ne se passera ni à Rikers Island, ni à Harlem, ni même à New York, cette fois-ci : le roman est basé à Washington D.C. et aura pour but d'expliquer pourquoi le monde dans lequel Caleb et Deborah vivent actuellement est si fondamentalement différent du notre - surtout aux États-Unis, en fait : je n'ai pas encore décidé du traitement des noirs dans les autres pays et continents." Il prend alors une gorgée de son verre, visiblement nerveux à l'idée d'en avoir trop dit ou d'avoir mal vendu son nouvel opus en annonçant que les personnages phares des tomes précédents ne réapparaitront pas de sitôt.

C'est donc à ce moment là que je me décide à changer de sujet, lui demandant si les fans de Deborah et Caleb ne pourront pas être rassasiés de leur soif des personnages autrement. Lorsque Coleman hausse un sourcil interrogateur en ma direction, je me rends compte qu'il est temps pour moi de développer sur ma question suivante concernant une certaine rumeur qui circulerait dans le milieu depuis plusieurs semaines maintenant. Je dois avouer que je ne sais pas réellement comment aborder le sujet mais je me lance quand même, espérant pouvoir en tirer les informations qui m'intéressent. Je lui demande donc s'il est véridique qu'une adaptation cinématographique de ses deux premiers romans est prévue pour bientôt, étant donné que cela fait un moment que des rumeurs circulent à ce sujet. En guise de réponse à ma question, l'auteur se contente de rire, me lançant alors son énigmatique sourire pour lequel il est connu (vous savez, ce sourire qu'il utilise lorsqu'il essaie de faire planer un mystère mais qui, essentiellement, veut dire que vous avez raison) avant de me répondre.

"Peut être ... Peut être pas. Je n'ai pas vu de script encore mais cette possibilité a été abordée à plusieurs reprises par mes éditeurs. En tous les cas, ça ne sera pas pour tout de suite, si jamais c'est prévu." Je procède donc en lui demandant si l'idée de voir son oeuvre adaptée au grand écran lui plairait. "Absolument, oui, tout à fait. C'est même l'un de mes plus grands rêves : j'ai commencé à écrire la saga dans le but de tenter de ... Changer quelque chose, de faire passer un message, et si la littérature est un excellent domaine pour commencer ce genre de mission, seul un fou n'admettrait pas que le cinéma est la plateforme idéale pour la diffusion d'informations aujourd'hui." Il n'a pas tort, étant donné que nombreux sont ceux qui, de nos jours, préfèrent attendre le film plutôt que de lire le livre, sauf lorsque ce livre est écrit par Buzz Coleman, évidemment. Celui-ci n'a d'ailleurs pas fini de s'exprimer sur le sujet. "Si jamais un film se fait, cependant ... J'aimerais pouvoir avoir un certain contrôle sur le projet, le scénario, le choix des acteurs ... J'ai une idée bien précise de ce que j'aimerais voir et cela me décevrait grandement si le rendu final est drastiquement différent de ce que je me visualise depuis maintenant sept ans." Il est vrai que si ses deux premiers livres sont sortis en 2002, il a commencé à travailler sur "BLACK." en l'an 2000 et a supposément établi le scénario des six premiers romans de la saga dans sa tête depuis 1999.

Je juge qu'il est alors bon de parler des nominations de ses écrits précédent, notamment "BLACK wounds.", qui s'est vu noyé sous les louanges des critiques. Je lui demande donc s'il n'est pas trop déçu de ne pas avoir gagné le prix Pulitzer de 2005 avec ce roman qui, aux yeux de nombreuses autorités, est tout de même considéré comme l'une de ses oeuvres les plus consistantes et les mieux développées et restera, indéniablement, l'un des incontournables de sa collection pendant de nombreuses années à venir. "Pour être honnête, je ne vais pas mentir et dire que cela ne m'a pas dérangé de ne pas gagner le prix Pulitzer : soyons réalistes, un moment, ce serait l'honneur suprême, ça. Ceci étant dit, je pense qu'avoir été nominé est déjà un honneur en soit et j'ai encore du mal à m'en rendre compte aujourd'hui tant je me sens chanceux d'avoir eu autant de succès en si peu de temps. La réception de tous les romans de la saga jusqu'ici est quelque chose qui m'a énormément surpris et qui me motive à persévérer dans ma passion de l'écriture afin d'offrir davantage d'oeuvres littéraires au public avec le temps. Je pense que si je continue de faire de mon mieux, ce prix Pulitzer me reviendra peut être un jour ... Avec un peu de chance."

Satisfait de sa réponse, il me sourit. Je lui rends son sourire avant de procéder à ma dernière question du jour, ou plutôt ... Mon avant-dernière question du jour. Je lui demande donc quels sont ses projets pour après la publication de "BLACK worlds." ; s'il compte poursuivre sa lancée avec la saga actuelle ou s'il préfère se concentrer sur d'autres oeuvres, étant donné qu'il me semble qu'il avait une suite de prévue pour "Dawning Troubles", parue en 2004. Coleman semble ne pas réellement avoir de projet en soit concernant son avenir d'écrivain après la publication de "BLACK worlds." En effet, sa réponse, bien que satisfaisante, me fait comprendre qu'il se concentre sur les choses une par une et préfère voir ce roman ci sur les étagères avant de se soucier des potentielles suites. "J'ai déjà plusieurs idées en tête mais rien de bien concret. J'ai en effet prévu une suite à "Dawning Troubles", quelque chose de plus sombre, de plus obscur ... J'ai déjà le titre et les personnages en tête ainsi que le lieu mais je ne sais pas si je vais me concentrer sur la suite de l'histoire d'Agnes ou si je vais continuer d'exploiter l'univers de Caleb Black. Je pense que lorsque le temps viendra que je me remette à écrire, Random House me dira ce qu'elle attend de moi. S'il le faut, mon prochain roman n'aura d'ailleurs peut être rien à voir avec les deux univers explorés jusqu'ici ... Qui sait ?"

Sortant alors un exemplaire de "BLACK wounds." de mon sac, je lui demande s'il veut bien me l'autographier. Je suis enchanté lorsqu'il accepte avec joie de le faire, étant donné que je trouve cet écrivain plus authentique et humain que les autres célébrités que j'ai pu côtoyer dans le passé. Je me dis que c'est sans doute pour cela qu'il a autant de succès à l'heure actuelle : parce qu'il a le don de savoir parler, raconter des histoires qui nous semblent sincères et honnêtes ... Je suis d'ailleurs persuadé que Buzz Coleman doit être le genre d'hommes qui parviennent avec grand succès à faire passer la fiction pour de la réalité. Je prends alors congé de lui, le laissant à ses occupations avant son vol du lendemain matin, lui promettant au passage une édition signée du magazine lorsque celui-ci sera publié.

James Rider, rédacteur pour GQ.


22 Juin 2011, Site officiel du magazine Entertainment Weekly


Hier, l'auteur Buzz Coleman a annoncé publiquement dans une lettre ouverte publiée sur son site officiel qu'il avait décidé de ranger sa plume et de quitter le monde de l'écriture. Si cette annonce semble à la fois murement réfléchie et logique lorsque les différents arguments exposés par le romancier sont pris en compte, la nouvelle reste néanmoins un choc pour les fans de l'écrivain renommé à travers le monde pour sa série de romans "the BLACK saga." parmi lesquels se trouvent le bestseller international "BLACK wounds." Si sa carrière comprend également quatre textes intégraux annexes à "the BLACK saga.", la série comprenant ses premiers écrits en tant qu'auteur reste à l'heure actuelle l'oeuvre littéraire pour laquelle il est le mieux réputé. Il y a cinq ans, Buzz Coleman semblait tout avoir : la célébrité, la fortune, la crédibilité littéraire et une vie privée respectée par les tabloïds. Si la parution de "BLACK worlds." en 2006 n'a rien fait pour consolider sa crédibilité en tant que force littéraire, les choses n'ont commencé à s'envenimer que lorsque des rumeurs, concernant une possible liaison entre l'auteur reconnu internationalement et la célèbre actrice Zoe Saldana (alors en négociations pour le rôle de Deborah Black dans une potentielle adaptation cinématographique de sa série de romans), se sont mises à émerger sur le web début Novembre 2006.

L'auteur a ensuite connu une série d'échecs littéraires, débutant avec la parution de "Dark Dames" en 2007 (un roman crédité à l'heure actuelle comme étant celui qui a aliéné une bonne partie de sa base de lecteurs établie par "the BLACK saga."). L'oeuvre "The Lost Conspiracy" est cependant celle qui annonce le début de la fin de Buzz Coleman, notée par les critiques comme étant une pale imitation du roman "Romans and Revenge" publiée par Sandra Williams. La malchance de Coleman frappe une troisième fois en mars 2011 lorsque le manuscrit intégral de son dernier roman, "Lost in Languishing" est publié gratuitement sur internet deux mois avant sa sortie annoncée (le 12 Mai 2011). Contraint à finaliser son roman en mars 2011, Coleman s'est retrouvé dans l'obligation d'envoyer à ses éditeurs un manuscrit dont lui même était insatisfait et qu'il considère comme étant l'une des plus grandes déceptions qu'il ait connu dans ses neuf années de carrière. Mars 2011 a également vu la diffusion illégale des premières pages de "BLACK whites.", une supposée suite à la saga qui l'a rendu célèbre en premier lieu. Découragé par la mauvaise presse croissante dont il bénéficie sans en comprendre l'origine ainsi que la baisse de notoriété et de popularité de ses écrits, c'est le coeur lourd que Coleman a officiellement annoncé au reste du monde qu'il comptait quitter le monde de l'écriture.

Ayant eu l'occasion de rencontrer M. Coleman à la cérémonie des National Book Awards en 2008 et encore une fois à celle de 2009, permettez moi de vous le décrire tel que je l'ai vu : j'ai vu un homme fier et déterminé, qui savait qu'il avait le potentiel d'aller loin et qui semblait prêt à persévérer jusqu'à atteindre son objectif. Pour ces raisons, je suis persuadé que nous n'avons pas fini de voir Buzz Coleman dans le milieu. Je ne peux que cependant respecter son voeu d'abandonner ce qui lui a servi de subsistance pendant les neufs dernières années de sa vie. Et vous ? Que pensez-vous de cette histoire ? Etes-vous déçus de voir Coleman ranger sa cape ? Pensez vous qu'il a raison de prendre sa retraite ? A votre avis, sera-t-il un jour de retour ou est-ce que "Lost in Languish" est la dernière oeuvre que nous aurons le privilège de lire venant de lui ? N'hésitez pas à nous faire part de vos réactions, avis et impressions dans les commentaires à la suite de cet article. Nous vous proposons également de consulter la lettre ouverte de Buzz Coleman ci-dessous :




Lewis Monroe, écrivain.


UN MONDE EN RUINES




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MessageSujet: Re: PETER ▬ & the black saga ends as it began : in immense tragedy.   Mer 9 Juil - 2:14

Sa femme = Déborah (Debbie)
Sa fille = Kimberley (Kimmie) 10 ans juillet 2015
Son père = Jarrod
Son fils = Adrian (né en Mort en 2008)
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MessageSujet: Re: PETER ▬ & the black saga ends as it began : in immense tragedy.   Mar 10 Mar - 0:35

RPS FLASHBACK AVEC DEBORAH

- Le jour de leur rencontre
- Le mariage (?)
- La nuit des noces, le premier jour où ils sont enfin mariés quoi (le mariage peut être traité ici, ce sera peut être plus intéressant - sujet Hot de prévu, mais ça pourrait être marrant si elle a trop mal)
- Le jour où ils ont décidé de devenir parents, le jour où ils se sont décidés qu’ils allaient essayer de faire un enfant pour la première fois
- Un jour où Deborah était enceinte avec Kimberley, première grossesse, ils savent pas toujours comment faire, ça peut être marrant -> [ ]
- Un RP vers la mort d’Adrian, ça peut être bien je pense, peut être une ou deux nuits après, il vient la voir à l’hôpital (je pensais qu’elle aurait été gardée en observation à cause de sa santé fragile)
- Le jour du divorce, peut être, ou un jour pendant la séparation, où ils étaient avec leurs avocats et discutaient du divorce
- Peter est de visite à new york, pednant la séparation. il rencontre debbie pour le déjeuner et après, ils vont au cimetière -> [ ]

- Un RP où Peter / Deborah fait du rangement, retombe sur une boite pleine de lettres. Ce sont leurs lettres d’amour. Et chaque réponse, après, c’est les lettres, par ordre chronologique ou par ordre aléatoire

- Un RP où Peter et Deborah se disputent parce que Deborah veut que Kimberley devienne végétarienne
- Un RP où Peter rencontre Bailey en rendant visite à Debbie
- Un RP où ils se retrouvent tous les deux pour une raison X quelque part, un soir (soit ils sont coincés dans un endroit, soit ils se sont donnés rendez-vous) ; ils se disent qu'ils s'aimeront toujours, ont des regrets intérieurs
- Un RP où Debbie apprend que Lys est l'amant de Peter et le confronte

- Un RP où ils sont convoqués par la directrice car Kimmie a fait des bêtises ; Deborah craque car sa fille préfère son père et qu'être mère célibataire est difficile
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