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 forever angels ⏏

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Feuille de Superheros/Supervillain - Mutant
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Jauge de vie du Superheros/Supervillain - Mutant:
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MessageSujet: forever angels ⏏   Mar 15 Sep - 12:44


keith kensington
Here I was born, and there I died. It was only a moment for you; you took no notice.
rob rea © asdfghjkl.


Naissance ○ Oeil farouche et bouche cousue. Peu de gens savent grand chose à son sujet. Kensington aime vivre dans l'ombre. Ceux qui le connaissent en savent peut être même trop à ses yeux. En réalité, il vient de New York, même s'il se plait à vanter ses nombreux voyages à l'étranger. Le concernant, il n'y a que ça qui compte, en vérité. Ça, et les expériences qu'il y a vécues, dans ses contrées lointaines. Il est né en plein hiver de l'année 1991, par un jour malheureux, le vendredi 13. Sa naissance annonçait déjà son existence tragiquement évasive. Bohème, fantaisiste. Sa vie est autant fiction que réalité. C'est sa façon à lui de compenser pour la banalité de ses origines, américaines jusqu'à la moelle et dans le sang. Famille ○ Le conquérant, l'explorateur. Il a besoin de vivre, de vagabonder, d'errer, sans savoir où il va. Keith n'a rien de la fibre familiale, il n'a rien de la loyauté filiale. Il vivait toujours selon ses propres règles, dans son propre univers. Ce n'est qu'à la fin de son adolescence qu'il a accidentellement pris conscience du "pourquoi". Ses origines, au final, lui qui était tant convaincu de leur banalité... Il n'en connaissait strictement rien. Adopté. Keith avait été adopté. Un mensonge qu'il ne pourrait, à ses parents, jamais pardonner. Une reproche qu'eux, jamais ne sauraient surmonter. Famille brisée. Famille inexistante. Il a fait un pèlerinage mondial pour retrouver les siens, sans grand succès. Statut social ○ Sans passé, sans futur. Il ne sait pas qui il est. Il ne sait pas d'où il vient. Toute sa vie était un mensonge et il le sait, il s'en rend compte, à présent. Keith ne pourra jamais aimer. Pas réellement, pas avec de la pureté. Pas tant qu'il ne découvrira pas qui il est réellement. Le célibat, ça correspond davantage à son mode de vie plutôt nomade et vagabond, de toutes manières. Occupation ○ La curiosité et le perfectionnisme forment souvent un curieux mélange. Volatile et indécis, il déteste avoir l'impression que tout repose sur ses épaules, il déteste le fait de devoir faire des choix. Keith, c'est l'incertitude, l'indécision, une impulsion du jour, de ses envies, des moments. Aujourd'hui, il aura envie de repeindre des maisons. Demain, il jetterait un coup d'oeil sous les capots des voitures du quartier afin de comprendre ce qui ne marche pas. Hier, il déménageait des meubles pour le nouveau magasin en ville. C'est l'homme, le vrai, l'authentique, celui qui a dix doigts et qui s'en sert comme si sa vie en dépendait. Avec un peu d'ambition, ces doigts pourraient l'emmener loin, très certainement. En attendant, ils se contentent de lui trouver des occupations, de quoi mettre du beurre dans ses épinards. Mais Keith ne peut pas faire autre chose que des travaux manuels. Sa vie en dépendrait. Actuellement, il assiste l'un des électriciens de la ville et ça lui plaît plutôt bien, même s'il ne s'y voit pas à long terme, bien évidemment. La vie serait trop facile, sinon. Après-demain, il aura encore envie de faire autre chose. Parce qu'à ses yeux, faire autre chose équivaut à devenir autre chose. Toujours en quête de son identité, il ne s'arrêtera pas tant que sa curiosité ne sera pas satisfaite et attisée. Situation financière ○ Jouer avec le feu, ça ne ramène pas forcément. C'est quitte ou double, ça ne marche pas systématiquement et on n'y gagne pas à tous les coups. Keith, c'est l'homme qui change d'emploi comme de chemise, parce que Kensington n'aime pas avoir l'impression qu'il fait du "sur-place", une affliction inévitable pour tous ceux qui s'installent dans un quotidien routinier et monotone. La plupart du temps, il se contente de faibles revenus, des sommes accumulées en faisant tout un tas de petits boulots qu'il ne refera probablement plus jamais de sa vie entière, du moins, pas pour le même employeur ($). Il lui arrive cependant parfois de tomber dans une vague de chance. Emporté sur celle-ci par un petit boulot particulièrement bien rémunéré, certains de ses mois lui permettent de mettre un peu d'argent de côté. Chose qu'il fait, bien évidemment. Si son odyssée à travers la planète lui a bien appris quelque chose, c'était que l'argent était une commodité bien plus rare que ce que les Kensington s'étaient plus à le lui faire croire, tout au long de sa jeunesse. Maintenant qu'il ne dépend plus d'eux, financièrement, il prend réellement conscience de la valeur des petits billets verts et les conserve jalousement. Caractère ○ La vie, cyclique, passe par plusieurs étapes. Kensington n'échappe pas à cette règle. Il y a le Kensington d'avant et le Kensington de maintenant. Jeune homme fougueux, insouciant, privilégié, dans la force de l'âge. Son arrogance n'avait pour égal que son charme, qu'il employait impunément pour obtenir tout ce qu'il voulait. Le Kensington d'avant, c'était celui qui profitait de l'argent de ses parents sans jamais se soucier de son avenir. Celui qui batifolait, parce qu'il pouvait se le permettre. Ouvert d'esprit sur certaines choses, fermé d'esprit sur d'autres, sa témérité et son impétuosité reflétaient parfaitement son immaturité. Puis, il y a eu son périple. Et le Keith de maintenant est radicalement changé. Plus mûr, plus réfléchi, certainement. Mais en conséquence, plus fermé et renfermé. Trop ouvert par le passé, on ne le découvre à présent que trop difficilement. Sa sensibilité enfouie sous une paroi de roches, ses années ailleurs l'ont contraint à voir la vie d'autres façons, ce qui en soit, n'est pas une malédiction. De retour chez lui, il se sent comme un étranger, l'invité à la maison, celui à qui on ne donne pas les clefs et qui ne se sent jamais à sa place. Son arrogance a cédé place à un cynisme fataliste qui ne lui sied pas particulièrement bien. Groupes ○ Libre... Libre... Libre comme l'air, libre comme le vent, les vagues, la nature. Il papillonne, vole, batifole, découvre, goûte, teste, tente. Il aime les choses nouvelles, les expériences nouvelles, Kensington, l'épicurien. Cuba libre. C'est ça, le fond de son âme. Il vit pour exister à travers le regard des autres, s'extasiant de l'identité nouvelle qu'il trouve dans chaque paire d'yeux. Il n'a pas d'âme, pas d'identité. Du moins, pas à sa connaissance. Ça le ronge bien plus profondément qu'on ne pourrait le croire, l'air de rien.

and everytime we touch, i get this feeling

11:03.

Le soleil est déjà haut levé dans le ciel, brandissant ses rayons avec une agressivité fière et féroce. Les draps grognent et découvrent ce corps dénudé, qui trainait dedans par hasard ou par dépit, personne ne le sait réellement. Il semble hésiter entre parasiter les draps davantage, faire l'effort de se lever ou se laisser tomber par terre, tout simplement, quitte à se fracasser le crâne contre le parquet de bois. Ce n'est que lorsque ses mains viennent réveiller son visage qu'il commence réellement à se réveiller. Finalement, c'est souvent l'option de l'effort qui prend le dessus, et ainsi, Keith pose un pied au sol, puis un deuxième. Parfois, il renverse quelques unes des bouteilles de bières qui décorent le plancher. Parfois, il parvient agilement à les éviter. Parfois, miraculeusement, il n'y a simplement plus de bouteilles pour décorer le sol.

12:40.

Armé d'un bol de céréales, il zappe les chaînes à la télévision, incapable de se fixer sur une option qui lui plaît réellement. C'est ça, sa vie: un zapping éternel et continuel des choses, toujours à la recherche d'un "idéal" qu'il ne trouvera bien évidemment jamais. Il est conscient que les céréales, ce n'est pas vraiment quelque chose de son âge, mais il s'en moque: condamné à vivre avec l'impression qu'on lui a dérobé toute son enfance, il a besoin de ce dernier rappel de ce qu'était sa vie avant, un indice discret qu'elle a bel et bien existé. Et bien que les céréales, il les trouve infectes, cela ne change rien au fait qu'il ne voudrait rien manger d'autre. Lorsqu'il commence à se lasser des émissions à la fois si différentes, et pourtant, si similaires, il se lève en grognant, se dirigeant vers la salle de bain. Aujourd'hui, il ne bosse pas. Il peut se permettre de vivre comme s'il n'avait pas de responsabilités.

14:10.

Et lorsqu'il sort, armé de son courage et de son charisme, prêt à braver l'inconnu du reste du monde, c'est parce qu'il vient de passer plusieurs minutes minutieuses à s'observer dans la glace. S'il ne l'avouerait jamais ouvertement, il est bien plus vaniteux qu'il n'aime en donner l'impression – pouvoir se pavaner en dégageant à la fois un air négligé et une assurance intimidante, un charme sans effort n'est pas une capacité qui se trouve être à la portée de tous. Kensington, en particulier, a passé de nombreuses années à maitriser l'art des cheveux savamment ébouriffés et des vêtements chiffonnés, mais pas trop. Vers où court-il, cet homme sans but ni passé? Il ne sait pas trop. Son destin, plutôt que de le forger de ses propres mains, il le subit. Là se trouve toute la tragédie de son existence.

15:15.

Âme vagabonde et esprit sauvage. Sa liberté, il en porte fièrement les couleurs, tous les jours de sa vie. Libéré du mensonge. Libéré des Kensington. La seule prison qu'il lui reste, c'est ce nom qu'ils lui ont donné. Un nom dont il ne parvient pas à se débarrasser... Malgré son désir ardent de redevenir celui qu'il est réellement et qu'il a toujours été, dans le fond. Ses pas le mènent vers Prospect Park, parce que c'est un chemin qu'il connait si bien qu'il est presque gravé dans son coeur, à présent. Certes, ce n'est pas à côté de là où il vit, mais cela ne change pas grand chose pour Keith, ça reste quelque chose qu'il connait. Et puis, il ne travaillait pas et il avait trop souvent l'habitude de rester vautré chez lui comme un bon à rien lorsque ces rares jours arrivaient, trop épuisé par ses emplois misérables pour pouvoir réellement profiter de la vie. Alors pour une fois qu'il avait suffisamment d'énergie pour s'aventurer dehors et braver la dure réalité du monde, il ne voyait pas pourquoi il n'en profiterait pas. Brooklyn, de base, il ne connaissait pas. Lui, c'était Manhattan, son gîte. Un appartement de standing dans un luxueux immeuble. Chez des menteurs qui prétendaient l'aimer parce que c'était leur fils. Des menteurs. Et il n'était pas leur fils. Alors il est parti. Mais il est revenu. Il ne saurait expliquer pourquoi, mais il est revenu. La seule chose qu'il pouvait donc faire, c'était rester aussi loin de son ancienne vie que possible. Brooklyn. Et ici, il ne connaissait personne, à Brooklyn. Et ça l'arrangeait davantage qu'on ne pourrait le croire.

16:38.

Et il se promène, et il erre, et il vagabonde, sur les sentiers, dans les allées, entre les arbres, entre les gens. Leurs chemins se croisent, leurs regards se croisent... Ou alors se fuient et ne se croisent pas. Parfois, les regards s'accrochent, son âme tressaille... Et lorsqu'on a le malheur de lui sourire, il ne réagit pratiquement jamais. Il continue de marcher, de découvrir le parc qu'il connaît déjà, comme le revers de sa main. Il continue de marcher, parce que l'air frais l'apaise et lui permet de se détendre. Et lorsque son téléphone se met à sonner, c'est presque avec réticence que Keith le tire de sa poche. Jake. Son meilleur pote. Ils ont pratiquement grandi ensemble. Non. Ils ont grandi ensemble. Keith le connaît depuis ce qui lui semble être une éternité. C'est le seul à tout savoir. Celui à qui il peut tout dire. Celui pour qui il pourrait mourir. Mais aujourd'hui, Keith ne veut pas lui parler. Alors il laisse le coup de fil mourir et s'éclipser. Lorsque son téléphone sonne à nouveau, il répète ce procédé d'ignorance lassante et lassée. Il ne veut pas lui parler. Il ne veut pas parler. Pas à Jake. Pas à personne. Il veut vivre sans avoir l'impression d'exister. Spectateur, fantôme. Observer les autres comme si cela pouvait lui donner des indices sur sa propre identité.

17:20.

... Et découvrir les joies du supermarché. Encore et encore. Toujours et tous les jours. Arpenter les allées, découvrir les produits. S'extasier devant le fait qu'ils ne changent jamais, que ce sont toujours les mêmes. Acheter des pâtes et des cigarettes, parce qu'il n'y a que ça de vrai. S'enhardir du fait qu'il n'a depuis belle lurette plus besoin de confirmer son âge à la caisse est également quelque chose dont Keith ne se lasse jamais. Pour une fois, cependant, il a envie de vivre les choses un peu différemment. Alors, Keith ramasse un sac de pommes sur le chemin vers la caisse. Il est comme ça, Keith. Il se vante, se prétend aventurier et explorateur. Mais dans l'essence, il aime bien ses habitudes, malgré tout. Elles le consolent, le réconfortent. C'est le dernier semblant de réalité qu'il lui reste, la dernière sensation qu'il a réellement une vie et une histoire. Alors il s'y accroche, parce que pour lui, sa vie en dépend très clairement.

19:07.

Allongé sur le canapé. Il est allongé comme un canapé, et il n'a plus envie de bouger. C'est triste, malgré tout. À ses pieds traine le sac en plastique, transparent, dénué de vie, d'expressions. Ci-git les pâtes, les spaghettis secs. À sa droite, les Marlboros, paquet de cigarettes. Il est rouge, celui-là. Il s'en fout de la couleur ou de la marque, mais il prend toujours les rouges quand même, par habitude. Il fume, un peu, pas beaucoup. Beaucoup. Tout le temps. Parfois. Ça dépend des jours. Ça le tue, ça tue tout le monde, la clope, la cigarette, cigarette au bec... Mais son alimentation le tue. Ses habitudes le tuent. Ses pensées le tuent. Son existence même le tue. Tout le tue. Alors pourquoi pas les cigarettes? Au moins ça lui donne l'illusion de ne pas mourir sur rien. Il se laisse transporter par les nuées de fumées et ça lui donne l'impression que tout va bien et que tout ira toujours bien. Puis la cigarette se termine et il en prend une deuxième ou il s'installe dans sa morosité. La vie est déprimante, il le vit, il le sent. Parfois, il allume la télévision et zappe un peu avant de se résigner à regarder quelque chose qu'il n'a pas forcément envie de voir. Comme le Seigneur des Anneaux, qui passe, justement, alors qu'il zappait nonchalamment à travers les chaînes dans l'espoir de trouver chaussure à son pied. Rien ne lui irait, à ce Keith, mal-chaussé. Il vit toujours entre deux tailles, deux idées, deux mondes. Deux identités.

20:43.

Le film n'est pas encore terminé mais il en a tellement marre qu'il se lève afin de faire autre chose de sa vie. Il se lève, attrape le sac plastique au vol et se dirige vers la cuisine. Elle n'est pas trop loin de la télé et ça lui permet de pouvoir suivre un peu sans suivre réellement. Un peu comme il vit sa vie: un peu, pas vraiment. Son colocataire n'est pas rentré. Ou alors il est là et il fait le mort, comme tout le temps. Impossible de savoir qui est le moins dégourdi des deux, l'un vaut l'autre et c'est d'ailleurs pour cela qu'ils se sont trouvés: vivre ailleurs, avec d'autres gens, aurait été impossible pour les deux. L'appartement n'est en aucun cas bien entretenu. Il n'est pas non plus complètement délaissé. Ils font le strict minimum, mais ça reste un minimum. Si l'hygiène n'est pas au premier plan de leurs priorités, elle n'est pas un écho sourd, lointain et distant pour autant. Le propriétaire n'apprécie pas trop le retard accumulé pour le loyer, mais n'a jamais assez de temps pour se plaindre, menacer ou protester. Alors les deux hommes vivent, silencieusement. C'est à peine si l'un sait que l'autre existe. Keith ramasse un pot de sauce tomate trouvé au fond du placard vide. Il est périmé depuis trois semaines mais il n'a pas l'air moisi pour autant. Il l'ouvre, renifle. Ça semble lui convenir, il en verse les contenus dans les pâtes. Du grand art, de la haute gastronomie. Ou simplement un énième soir passé à manger seul devant la télé. Il s'en fiche un peu, de ce qu'il mange. Tant que ça lui permet de rester en vie, en fait.

22:01.

La télé continue sa vie comme si de rien n'était. Au bout d'un moment, il se lasse du film qu'il avait déjà vu, au final, ainsi que de celui qui se met à passer juste après. Alors il ressort son téléphone et il se met à envoyer des messages. Jake le maudit un peu, malgré tout, parce qu'il faisait le mort, parce qu'il ne répondait pas. Jake le maudit souvent, son ami n'ayant jamais été très bon à laisser signes de vie aux autres. Lorsque Keith avait décidé de disparaître, autant dire que le retrouver avait été impossible. D'ailleurs, c'est pour cela que Jake sait tout de son passé: étant allé chercher des renseignements vis-à-vis des environs de son meilleur ami, celui-ci s'était retrouvé confronté aux Kensingtons, qui, avec réticence, se décidèrent finalement à tout lui avouer. Toute la vérité. Et rien que la vérité. Chose que Keith avait dû attendre bien trop longtemps, à son goût, avant d'obtenir. Les deux garçons s'appellent, finalement, et papotent un peu. Jake ne peut pas rester longtemps car il se lève tôt, le lendemain matin. Il est stagiaire dans un grand cabinet, son plus grand rêve est de devenir juriste. Il a le potentiel, les études, le succès à sa portée. Tout ce qu'il lui manque, à présent, c'est quelques années d'expérience et de maturité. Jake raccroche. Keith reste là. Il respire. Il réfléchit. Il écoute son silence. Il aimerait bien avoir une vie comme Jake. Il sait qui il est et où il va. Keith, lui, ne peut que tâtonner dans le noir, et parfois, à reculons. Elevés dans le privilège tous les deux, il n'y en avait qu'un qui était réellement né pour briller. Ça, Kensington en est complètement persuadé.

2:55.

Keith s'occupe comme il peut, parce qu'il n'aime pas dormir. La nuit, il y a toujours des cauchemars, issue de ses insécurités, qui se répandent dans ses pensées et son subconscient comme un poison. Il n'aime pas dormir, ni le moment inévitable de réflexion existentielle qu'il subit, tous les soirs, entre le moment  où il s'allonge et celui où il sombre enfin. Keith, il s'occupe comme il peut. Et lorsqu'enfin, ses paupières s'alourdissent parce qu'il commence à tomber de sommeil, il résiste, mais en vain. Alors il se résigne. Il prend sur ses dernières forces pour aller se brosser les dents, puis il traine des pieds mais il y va quand même, au lit. Et demain, il travaille, en fait, alors il met son réveil même si celui-ci ne le réveille qu'une fois sur quatre. Et lorsqu'il ferme les yeux, il ferme ses pensées. Parce qu'il sait que le plus dur est encore à venir. La nuit. La nuit qui engloutit. Tout. Sur son passage infernal.

and everytime we kiss, i swear i could fly
facultatif. nous laissons le choix de vouloir faire une partie histoire ou non. c'est donc totallement libre. partie à supprimer si vous décidez de ne pas en faire, vous pouvez aussi la déplacer dans un autre post si besoin. carte blanche.
Prénom/Pseudo ○ asdfghjkl Age ○ infinity Ville/Pays ○ europa Scénario ○ yes, by ade coalman Avatar ○ rob rea Suggestion/Commentaires ○ nada
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<taken>rob rea</taken> ○ keith kensington
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